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Protection de l'environnement: vers un affichage type "Nutriscore" pour tous les produits

La loi Climat prévoit un nouvel affichage sur les produits pour indiquer leur impact sur l'environnement. Un dispositif déjà expérimenté sur certains vêtements.

La très controversée loi Climat fait son entrée en séance à l'Assemblée nationale ce lundi. Un texte très attendu et à haut risque pour la majorité, il est considéré par une partie des députés LREM comme le "dernier grand texte du quinquennat".

L'article 1 de ce projet de loi va notamment aborder la question de l'affichage environnemental. L'idée, c'est que les consommateurs soient mieux informés sur l'impact sur l'environnement des produits qu'ils achètent. C'est le cousin du Nutriscore qui évalue les qualités nutritionnelles des aliments que vous consommez.

Ce score carbone doit englober les émissions de gaz à effet de serre ainsi que les atteintes éventuelles à la biodiversité ou aux paysages "sur l'ensemble du cycle de vie" (de la fabrication à l'élimination du produit).

"Choix de la matière première, du lieu de production, du mode de transport"

La loi prévoit dans un premier temps au maximum 5 ans d'expérimentation avant de pouvoir être rendu obligatoire. Un affichage environnemental qui est déjà expérimenté par quelques marques de textile, en partenariat avec l'Ademe, l'agence de la transition écologique.

Une petite planète bleue, et une lettre sur logo, A pour les produits les moins polluants, le E pour les plus néfastes. Chez Okaidi par exemple, marque de vêtements pour enfants, un quart de la collection est déjà notée. Exercice de transparence voulu par l'une des dirigeante Séverine Mareels.

"On étudie le cycle de vie du produit. Le choix de la matière première, du lieu de production, du mode de transport, l'objectif à terme étant de n'avoir que des produits en A"

Le projet de loi vise à amplifier cette évaluation. Et pour pouvoir comparer les marques entre elles, Raphael Guastavi de l'agence de la transition écologique aimerait que ses critères qui ont déjà fait leur preuves soient retenu dans tous les secteurs comme l'automobile ou les jouets.

"Ce serait idéal de pouvoir repartir sur tout ce travail déjà réalisé. L'intérêt c'est effectivement de pouvoir reposer sur un référentiel reconnu assez facilement pour le consommateur."

5 ans d'expérimentation c'est que prévoit le texte . La gauche, elle, milite pour une généralisation plus rapide de cet étiquetage. 

Cyprien Pézeril avec J.A.