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Blanche, 7 ans, dans la Manif pour tous: "Une famille c'est un papa, une maman et des enfants"

Des participants à la Manif pour Tous, à Paris, ce dimanche 16 octobre.

Des participants à la Manif pour Tous, à Paris, ce dimanche 16 octobre. - AFP

Plusieurs milliers de personnes participent à la Manif pour tous contre la GPA et la PMA, ce dimanche à Paris. C'est la première fois que les militants de la Manif pour tous redescendent dans la rue depuis 2013, et les grandes manifestations contre la loi Taubira ouvrant le mariage aux homosexuels.

Ils n'étaient plus redescendus dans la rue depuis deux ans. Plusieurs milliers de manifestants de la Manif pour Tous arpentaient de nouveau les rues de Paris pour dire leur opposition à la Procréation médicalement assistée (PMA) et à la gestation pour autrui (GPA). Parmi la foule et les nombreux drapeaux tricolores ou rose et bleu, les couleurs de la Manif pour Tous, on retrouve des personnes âgées et des enfants accompagnés de leurs parents. C'est le cas de Blanche, 7 ans, que son père a emmenée à la manif avec deux autres de ses 6 frères et sœurs, depuis Louveciennes en grande banlieue parisienne. Et elle a bien appris la leçon : "Une famille c'est un papa, une maman et des enfants", explique-t-elle au micro de RMC.

Son papa Louis, a ressorti la panoplie pour l'occasion. "J'ai dépoussiéré le sweat officiel de la Manif pour tous. Et j'en avais encore deux autres pour les enfants". S'il est là, c'est parce qu'il craint "un risque d'accélération sur la GPA et la PMA avec la présidentielle qui arrive". Sa femme, Geneviève, est restée à la maison avec les 5 autres enfants de la famille. Mais pas seulement : "J'ai proposé mes services à d'autres familles pour que le plus de personnes possibles puissent rejoindre les rangs de la Manif pour tous", explique sa maman.

"La GPA, ce n'est qu'un vaste business"

D'autres, comme Yann, sont venus de bien plus loin. De Montpellier, dans le Languedoc-Roussillon, où les opposants à la loi Taubira et ses avatars supposés que sont la GPA et la PMA, se sont regroupés. "Pour Montpellier, on a 150 amis qui nous ont dit de monter et on s'est aussi donner rendez-vous avec nos amis de Toulouse pour défiler derrière le drapeau occitan. On se rend compte que le gouvernement va essayer de nous resservir ses plats dans le cadre de l'élection présidentielle. Donc nous sommes toujours là et nous interpellons les candidats". Yann, l'assure, il n'est pas venu pour reparler du mariage homosexuel. "On n'a rien contre une union de personnes du même sexe. Nous ce que l'on souhaite, c'est qu'on ne prive pas un enfant de son père et de sa mère par la GPA. Et d'ailleurs, quand vous observez la GPA vous vous rendez compte que ce n'est qu'un vaste business", pense-t-il savoir.

P. G. avec Charlotte Peyronnet