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La ZAD de Notre-Dame-des-Landes évacuée: "Il y a un peu de terrorisme derrière ça"

Gérard Feldzer, membre de la mission de médiation sur l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, était l'invité de Bourdin Direct ce lundi, en pleine évacuation de la ZAD. Il a "bon espoir" que la situation se résolve rapidement.

L'opération visant à évacuer les zadistes "les plus radicaux" de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (NDDL) a débuté à 6h ce lundi matin. 2.500 gendarmes ont été mobilisés pour cette opération. Peu après le début de l'opération, des affrontements entre force de l'ordre et zadistes ont éclaté. Les derniers soubresauts avant un retour à une situation définitivement apaisée, pense Gérard Feldzer, membre de la mission de médiation sur l’aéroport de NDDL. "On ne peut pas comparer avec ce qui se faisait avant. Les zadistes étaient capables de mobiliser l'Europe entière contre cet aéroport. Aujourd'hui il n'y a pas cet argument politique. Donc je ne pense pas qu'il y aura beaucoup de mobilisation", estime-t-il dans Bourdin Direct.

"Tout ce qu'on leur demande, c'est de rester dans les clous"

"Le problème c'est qu'il y a ceux qui veulent construire un projet et les purs et durs qui ne veulent pas partir. Ces purs et durs estiment que c'est grâce à eux qu'on en est là. Il y a un peu de terrorisme derrière ça et ce n'est pas évident à gérer".

"J'ai bon espoir que cela se résolve parce que (les plus radicaux) ne sont pas nombreux, poursuit Gérard Feldzer. Je pense même que l'intervention des forces de l'ordre arrange les agriculteurs historiques et les néo-agriculteurs qui n'osaient pas les affronter directement." Mais il prévient: ces néo-agriculteurs, qui "rêvent de faire de l'autogestion", doivent "rentrer dans les clous". "Tout ce qu'on leur demande, c'est de rester dans les clous".

P. G. avec J-J. Bourdin