Migrants violemment évacués à Paris: Darmanin dénonce des "faits inacceptables", la "police des polices" saisie

Des centaines de migrants ont été délogés violemment la veille au soir d'un campement parisien par les forces de l'ordre.
Les images font la une des médias ce mardi matin. Environ 500 tentes installées par des exilés et leurs soutiens Place de la République ont été violemment évacuées par les forces de l'ordre lundi soir. Des scènes violentes de coups de matraques ou de croche-pieds ont été filmées par des journalistes, dont certains ont également été pris à partie par des policiers.
Ce mardi midi, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a indiqué dans un tweet qu'un "rapport du Préfet de police sur l’évacuation du campement illicite place de la République m’a été remis ce matin. Celui-ci m’a proposé la saisine de l’IGPN sur plusieurs faits inacceptables. J’ai demandé à l’IGPN de remettre ses conclusions sous 48h et les rendrai publiques".
Le rapport du Préfet de police sur l’évacuation du campement illicite place de la République m’a été remis ce matin.
— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) November 24, 2020
Celui-ci m’a proposé la saisine de l’IGPN sur plusieurs faits inacceptables. J’ai demandé à l’IGPN de remettre ses conclusions sous 48h et les rendrai publiques.
Dès mardi soir, Gérald Darmanin avait réagi, déjà en tweetant: "Certaines images de la dispersion du campement illicite de migrants place de la République sont choquantes".
Ce mardi matin, les ministres de la Citoyenneté Marlène Schiappa et du Logement Emmanuelle Wargon ont demandé mardi une prise en charge "sans délai" pour les centaines de migrants délogé.
Après avoir évacué ce campement informel en arrachant les tentes à des exilés qui se trouvaient parfois encore à l'intérieur, les forces de l'ordre ont ensuite usé de gaz lacrymogènes et de grenades de désencerclement dans les rues du centre de Paris pour disperser les groupes de migrants et de militants associatifs.
La violence du démantèlement de ce campement, où figuraient essentiellement des hommes afghans qui réclamaient à leur tour un hébergement d'urgence après un précédent démantèlement en banlieue parisienne la semaine dernière, a suscité une vague d'indignation dans le milieu associatif et politique.
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