"MERCI LES FRANÇAIS !" : Coupe de France du gaspillage de l’argent public

Merci les Français !
Amis contribuables, vous êtes parfois très généreux !

De la passion française pour les ronds-points, aux musées fantômes, aux routes qui ne mènent nulle part, au train de vie ubuesque de nos élus, Éric Brunet traque le gaspillage de l’argent public depuis plusieurs années dans Radio Brunet de 12h à 14h avec “Merci les Français !”.


Le lundi 8 avril, Éric Brunet avec Radio Brunet a lancé la Coupe de France du gaspillage de l'argent public et vous avez désigné comme grand vainqueur…l’administration française, incapable d’utiliser les millions d’euros d’aides au développement de projets ruraux accordés par l’Union européenne.

Pour la période 2014-2020, l’Union européenne a versé près de 700 millions d’euros à la France au titre d’aides au développement de projets ruraux, comme l’installation d’un artisan dans une commune, ou l’achat de matériel agricole. Cet argent doit être intégralement dépensé à défaut de quoi la France devra rendre l’argent à l’UE. Mais à quelques mois de la date butoir, le pays n’a alloué que 4% de cette somme. En cause ? Des problèmes de lenteur administrative et le dysfonctionnement du logiciel censé assurer le suivi du programme. Dans l’intervalle, ce sont des milliers de projets ruraux qui ne voient pas le jour.

Le jeudi 16 mai, Eric Brunet se rendra à Ploeuc l’Hermitage, qui illustre ce gaspillage, pour remettre la Coupe aux généreux contribuables, lors d’un show en direct de Radio Brunet de 12h à 14h.

Vous avez été nombreux à nous envoyer ces dépenses publiques qui vous énervent et vous dépassent ! Redécouvrez les autres cas de gaspillage qui étaient en lice pour remporter la Coupe et pour lesquels vous avez voté :

  • Nouveau CHU de Nantes : un projet à 1 milliard d'euros

    Le transfert du CHU sur l’Ile de Nantes fait polémique. Avec un budget initial de 300 millions, la facture finale pourrait déraper à près d’1 milliard d’euros. En cause ? Le lieu de construction du futur CHU. Zone inondable survolée par un couloir aérien, sol fragile qui rend la construction difficile, difficultés d’accès, les coûts annexes explosent. Pour de nombreux experts, le projet est totalement inadapté. La mairie de Nantes croit au projet et prévient qu’il n’y a pas de plan B.

  • Une gare à 142 millions d'euros... et désespérément vide

    La Gare Montpellier Sud de France, ouverte en juillet dernier, a des allures de station fantôme. Pas de guichets, pas de commerces, pas de restaurants… et seulement 8 trains par jour. Pire, il n’y a même pas de ligne directe pour rejoindre le centre-ville ou Saint-Roch, l’autre gare de Montpellier. Pour les usagers, c’est une gare inutile. La SNCF réfute toute erreur stratégique mais certains élus demandent sa fermeture.

  • Traversée Lorient – Ile de Groix : les moteurs du Breizh Nevez 1 changés un an après sa mise en service

    Depuis sa mise à l’eau en mars 2018, le roulier Breizh Nevez 1, qui a coûté 13 millions d’euros, accumule les avaries : problèmes techniques, incidents moteur et même un accident en février dernier. Les dégâts sont impressionnants, notamment une brèche de 30 centimètres dans la coque. Selon le Vice-président de la région Bretagne, la cause de l’accident est évidente : les deux moteurs ne sont pas assez puissants. Il faut donc les changer. Le premier « nouveau » moteur a été livré le 1er avril dernier. Selon des experts cités par Ouest France, le coût total des 2 moteurs pourrait s’élever au minimum à 600 000 euros. A ajouter à la facture totale des travaux de réparation. Un peu cher pour un bateau qui n’a qu’un an.

  • Criquetot-Sur-Ouville : Des bouches incendies toutes neuves... mais inutilisables !

    La mairie de Criquetot-sur-Ouville en Seine Maritime a investi 8 000 euros pour remplacer les deux bornes à incendie du village. Mais à la réception, il s’est avéré que les bornes n’étaient pas aux nouvelles normes imposées par les services de secours. Sur le devis, l’entreprise Veolia avait précisé que les bouches à incendie proposées à la vente étaient non-conformes. Aujourd’hui, le maire se défend. « Nous avons fait confiance à Veolia. On assume l’erreur mais c’est dingue de vendre des bouches à incendie qui ne sont pas aux normes ».


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