La polémique sur la réforme des rythmes scolaires continue d'enfler. Elle a d'ailleurs donné lieu à une joute verbale à l'assemblée nationale entre Vincent Peillon et Jean-François Copé. L'UMP a lancé une campagne massive de tracts contre cette réforme jugée par le parti comme « injuste », « pas financée, mal préparée » et qui « désorganise l'école ».
« La réalité est loin d'être rose »
Pour Maman26, c’est bien simple, plutôt que la reporter, « il faudrait annuler cette réforme ! » Cette mère de famille raconte sa situation sur RMC : « Ma fille de 8 ans se retrouve dans des ateliers de 34 enfants avec une personne pour les gérer. Le scrapbooking se transforme en gribouillage à paillettes et les enfants sont difficilement gérables. Le maire de notre commune se vante d'être un exemple pour les autres qui ne sont pas encore rentrés dans la réforme mais la réalité est loin d'être rose car nos enfants rentrent le soir surexcités. Il n'y a donc aucun intérêt pédagogique à cette réforme. Revoyons nos fondamentaux, allégeons les journées en supprimant plusieurs jours de vacances ».
« Un animateur pour 20 enfants... »
Eric le bricolo miseres estime quant à lui que la réforme n’était pas prioritaire. « Les programme en primaire sont trop chargés, il est difficile pour un enfant de suivre et d'autant plus dur de rattraper le retard, ils auraient dû commencer par-là ». Selon lui, les nouvelles activités se font au détriment de l’aide à ceux qui ont des difficultés. « Le soutien s'est réduit comme peau de chagrin, de trois fois 45 minutes, il est passé à 2 fois 30 minutes, 1 heure de soutien donc, mais non effectif car pris sur le temps de sortie scolaire pour ceux qui non pas de soutien ».
« L’école de mon fils a mis en place cette réforme, c'est une catastrophe », estime quant-à-elle Emma29. « Il finit à 16h et reste aux activités jusqu'à 16h45, car comme beaucoup de parents je travaille et ne peux le récupérer avant 16h45. Il reste 45mn en recréation, ou dans une salle (où il peint une boite de camembert depuis 4 semaines !). Un animateur pour 20 enfants, c'est bruyant. Après 4 semaines et donc école le mercredi matin, il rentre fatigué le soir et très énervé, cela devient difficile de lui faire faire ses devoirs. Il faudrait plutôt revoir le nombre de jours de vacances, mais cela impacterai le tourisme... bien plus important hélas que nos enfants ! »
« Il faut un maire qui se bouge les fesses »
Quelques exemples positifs, pourtant, émaillent vos opinions. David J Brulard n'y voit que du positif. « L’école a préparé les changements en amont, et cela fonctionne très bien. Mon fils commence un peu plus tard le matin, ce qui me facilite le trajet car je ne suis pas à côté de l'école. Certes, mon fils n'a pas de journée libre en semaine, mais finalement, cela impose une régularité du rythme scolaire, ce qui est plus agréable, pour moi et pour mon fils ». Enfin, dral apporte son expérience positive : pour lui, ce n’est pas réforme qui est en cause, mais les maires « Pour que ça marche, il faut avoir un maire qui se bouge les fesses comme le mien. Les activités sont un jour sur deux - pour qu'elles durent suffisamment -, l'autre jour étant une garderie avec aide aux devoirs. Nos filles rentrent l'esprit libre, les devoirs faits. Ensuite, les activités sont diverses, et intéressantes - communication non violente, informatique, tennis, capoera, kamishibai, lutte, activités manuelles, jeux de société etc.. Et tout est gratuit - activités et garderie ».
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