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Baisse du chômage: "60.000 chômeurs de moins, c'est une goutte d'eau pour nos concitoyens"

Le nombre de demandeurs d'emplois en catégorie A a baissé de 1,7% le mois dernier
 

REACTIONS - Le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A a diminué de 60.000 en mars dernier, soit une baisse de 1,7%. Du jamais vu depuis avril 2006. Et même, en valeur absolue, depuis 2000. Pour autant, peut-on parler d'un début de reprise?

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19 opinions
  • L'imprécateur
    L'imprécateur     

    Un bon résultat qui s'explique aussi par de mauvaises raisons.
    surtout par la hausse du nombre de stagiaires, de radiations administratives et de défauts d’actualisation
    Ces données indiquent une baisse instantanée des demandeurs de catégorie A (-60 000 en France métropolitaine, chiffre inédit depuis septembre 2000, une période bénie et lointaine). Mais la baisse est beaucoup moins spectaculaire si l’on inclut les demandeurs d’emploi avec activité réduite (catégories ABC) puisque la baisse se limite alors à 8 700 personnes (-0,2 %) seulement en France métropolitaine. Il y a probablement un effet de vases communicants entre ces catégories dans une phase de reprise : passage de l’absence totale de travail à des emplois de courte durée, puis des durées de travail standardisées.

    On considère en outre qu’il y a une certaine latence entre reprise de la croissance économique et reprise de l’emploi, ceci avec des prévisions d’amélioration progressive d’une croissance française atone depuis 2011 mais qui devrait aller vers les 1,5 %. Donc il n’est pas anormal que la situation de l’emploi s’améliore quelque peu, ce qui est congruent avec d’autres indicateurs sectoriels (bons chiffres de l’intérim, déclarations d’embauche de l’ACOSS). C’est le contraire qui aurait été surprenant.

    La question est de savoir si le niveau actuel de la croissance permet une résorption significative du chômage qui a objectivement explosé depuis la crise de 2008 avec hélas seulement quelques courtes périodes de rémission. Il faut enfin rappeler un autre élément fondamental évitant tout triomphalisme passager : la performance française est extrêmement médiocre voire pire par rapport à ce que montrent nos deux grands voisins allemand et britannique qui ont tout simplement des chiffres de chômage divisés par deux par rapport à nous.

    Quelles sont les disparités que l'on peut noter entre les différentes catégories de la population ?
    Si l’on regarde les catégories A-B-C, le mois est favorable pour les toutes les catégories suivant le sexe ou l’âge à l’exception des plus de 50 ans. Il y a même une stabilisation du chômage de longue durée (plus d’un an).

    Mais la volatilité récente des chiffres du chômage pousse à regarder les variations annuelles. On voit alors une évolution plutôt favorable pour toutes les catégories même s’il ne s’agit à ce stade que d’une baisse de la hausse… La seule catégorie qui connaît sur un an une vraie baisse du chômage depuis fin 2015 concerne les moins de 25 ans. Il y a en outre peu de différences entre hommes et femmes, dont les évolutions correspondent d’ailleurs à la tranche d’âge 25-49 ans.

    Mais une véritable tragédie du chômage a touché les plus de 50 ans, qui viennent tout juste de passer sous la barre des 10 % de hausse, après avoir connu des années de progression du taux de chômage comprise entre 10 et 15%... L’autre drame concerne les chômeurs de longue durée, qui représentent désormais le niveau record 46,5 % du total des chômeurs ABC contre 31 % avant la crise.
    Le mois de mars est clairement un très bon mois pour le gouvernement, dans un contexte préélectoral tout à fait inédit au regard des déclarations plusieurs fois réitérées de François Hollande associant sa capacité à se représenter avec une baisse durable du chômage, sans oublier le programme de formation des demandeurs d’emploi annoncé en début d’année et l’examen du projet de loi travail porté par Madame El Khomri.

    A fin mars on attend pourtant toujours deux mois successifs de baisse, une séquence inédite depuis mars-avril 2008 en ce qui concerne les catégories ABC… Cela déclencherait un autre regard sur les chiffres du chômage dont plusieurs publications ont été polluées par des bugs techniques. Pour autant l’analyse impose de lisser les chiffres du chômage sur six mois ou un an compte-tenu de leur très grande volatilité.

    Si l’on regarde donc l’évolution du chômage sur un an, force est de constater que jamais la hausse à fin mars 2016 n’a été aussi faible depuis le printemps 2012 : quasi stabilité concernant les DEFM A, hausse limitée pour les ABC (3 %). La poursuite de la tendance actuelle permettrait de rentrer dans une vraie baisse du chômage, mais probablement pas d’une ampleur permettant de résorber la très conséquente hausse du taux de chômage depuis avril 2012 : 638 000 DEFM A de plus (+22%) et 1 132 000 DEFM ABC supplémentaires (+26 %).

    Tout cela nous préparer de futures analyses tout à fait passionnantes dans un contexte de politisation sans précédent des chiffres du chômage

  • ancien
    ancien     

    Tant mieux pour lui, il peut penser en retirer un bénéfice mais, qu'il s dise bien que n'importe quel Président aurait été aussi satisfait de ce genre de situation : il n'y ait pour rien, il y a eu un "appel d'offres" et le sérieux français en la matière nous a valu d'être retenus. Il ne faut pas bouder sa joie mais ne pas attribuer à Caesar ce qui ne lui appartient pas.

  • jolbob
    jolbob     

    SI ça pouvait être vrai !!,
    Mais malheureusement avec ces "incompétents, menteurs, fanfarons, sectaires, liste non exhaustive", qui pourrait croire que ce n'est pas bidonné, même les 52% n'y croient plus !

    En fait 51300 chômeurs de + en B et C ce qui ne fait que 60000-51300=8300 chômeurs en moins (mais avec les 57000 et les 60 000 magouillé).

    Je plagie :
    Les radiés sont radieux.
    Les formés sont désinformés
    Les emplois aidés nous disent merci.
    Les employeurs du privé cherchent des courageux

  • PATAY
    PATAY     

    Encore un enfumage socialo-médiatique pour faire passer Hollande pour un Grand Président! "Hé ho la France", les sous-marins, la baisse du chômage, on nous prend pour des dindes? Pourquoi si peu d'explications pour les catégories B et C? Hollande où le roi de la manipulation, tout ça sonne faux! J'espère que les Français ne tomberont pas dans le panneau!

  • La comtesse
    La comtesse     

    Un bon résultat qui s'explique aussi par de mauvaises raisons.
    surtout par la hausse du nombre de stagiaires, de radiations administratives et de défauts d’actualisation
    Ces données indiquent une baisse instantanée des demandeurs de catégorie A (-60 000 en France métropolitaine, chiffre inédit depuis septembre 2000, une période bénie et lointaine). Mais la baisse est beaucoup moins spectaculaire si l’on inclut les demandeurs d’emploi avec activité réduite (catégories ABC) puisque la baisse se limite alors à 8 700 personnes (-0,2 %) seulement en France métropolitaine. Il y a probablement un effet de vases communicants entre ces catégories dans une phase de reprise : passage de l’absence totale de travail à des emplois de courte durée, puis des durées de travail standardisées.

    On considère en outre qu’il y a une certaine latence entre reprise de la croissance économique et reprise de l’emploi, ceci avec des prévisions d’amélioration progressive d’une croissance française atone depuis 2011 mais qui devrait aller vers les 1,5 %. Donc il n’est pas anormal que la situation de l’emploi s’améliore quelque peu, ce qui est congruent avec d’autres indicateurs sectoriels (bons chiffres de l’intérim, déclarations d’embauche de l’ACOSS). C’est le contraire qui aurait été surprenant.

    La question est de savoir si le niveau actuel de la croissance permet une résorption significative du chômage qui a objectivement explosé depuis la crise de 2008 avec hélas seulement quelques courtes périodes de rémission. Il faut enfin rappeler un autre élément fondamental évitant tout triomphalisme passager : la performance française est extrêmement médiocre voire pire par rapport à ce que montrent nos deux grands voisins allemand et britannique qui ont tout simplement des chiffres de chômage divisés par deux par rapport à nous.

    Quelles sont les disparités que l'on peut noter entre les différentes catégories de la population ?
    Si l’on regarde les catégories A-B-C, le mois est favorable pour les toutes les catégories suivant le sexe ou l’âge à l’exception des plus de 50 ans. Il y a même une stabilisation du chômage de longue durée (plus d’un an).

    Mais la volatilité récente des chiffres du chômage pousse à regarder les variations annuelles. On voit alors une évolution plutôt favorable pour toutes les catégories même s’il ne s’agit à ce stade que d’une baisse de la hausse… La seule catégorie qui connaît sur un an une vraie baisse du chômage depuis fin 2015 concerne les moins de 25 ans. Il y a en outre peu de différences entre hommes et femmes, dont les évolutions correspondent d’ailleurs à la tranche d’âge 25-49 ans.

    Mais une véritable tragédie du chômage a touché les plus de 50 ans, qui viennent tout juste de passer sous la barre des 10 % de hausse, après avoir connu des années de progression du taux de chômage comprise entre 10 et 15%... L’autre drame concerne les chômeurs de longue durée, qui représentent désormais le niveau record 46,5 % du total des chômeurs ABC contre 31 % avant la crise.
    Le mois de mars est clairement un très bon mois pour le gouvernement, dans un contexte préélectoral tout à fait inédit au regard des déclarations plusieurs fois réitérées de François Hollande associant sa capacité à se représenter avec une baisse durable du chômage, sans oublier le programme de formation des demandeurs d’emploi annoncé en début d’année et l’examen du projet de loi travail porté par Madame El Khomri.

    A fin mars on attend pourtant toujours deux mois successifs de baisse, une séquence inédite depuis mars-avril 2008 en ce qui concerne les catégories ABC… Cela déclencherait un autre regard sur les chiffres du chômage dont plusieurs publications ont été polluées par des bugs techniques. Pour autant l’analyse impose de lisser les chiffres du chômage sur six mois ou un an compte-tenu de leur très grande volatilité.

    Si l’on regarde donc l’évolution du chômage sur un an, force est de constater que jamais la hausse à fin mars 2016 n’a été aussi faible depuis le printemps 2012 : quasi stabilité concernant les DEFM A, hausse limitée pour les ABC (3 %). La poursuite de la tendance actuelle permettrait de rentrer dans une vraie baisse du chômage, mais probablement pas d’une ampleur permettant de résorber la très conséquente hausse du taux de chômage depuis avril 2012 : 638 000 DEFM A de plus (+22%) et 1 132 000 DEFM ABC supplémentaires (+26 %).

    Tout cela nous préparer de futures analyses tout à fait passionnantes dans un contexte de politisation sans précédent des chiffres du chômage.

  • PATAY
    PATAY     

    Les commentaires please?

  • sipernovache
    sipernovache     

    le chiffe réel des sans emploi est de plus de 10 millions .....

  • sipernovache
    sipernovache     

    ha oui....et combien de CDI ??

    baisse artificielle grâce aux changement de catégorie et aux radiations, toute la mauvaise foi d'un gouvernement en fin de vie .....

  • gaby22
    gaby22     

    du bleuf comme dab

  • romuniort
    romuniort     

    Vraiment vrai ? ou encore un tripatouillage dans les méthodes de calcul ??

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