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Les banques en ligne n'ont jamais eu autant de clients

Les banques en ligne n’ont jamais eu autant de clients, près de 4,5 millions et demi. Et ils en sont satisfaits.

Boursorama a dépassé jeudi les 2 millions de clients, il y en a près d’un million et demi chez Nikel et environ un million chez ING Direct.

Leur premier atout: les économies qu’elles nous font faire. Carte bancaire gratuite, prime d’une centaine d’euros à l’ouverture du compte et surtout, presque pas de frais bancaires. C’est la principale préoccupation d’un Français sur 2 d’après une étude du cabinet Deloitte publiée jeudi.

Et ça fonctionne, puisque les clients de ces banques en ligne sont majoritairement plus satisfaits que les clients des banques traditionnelles.

Elles ne sont pas rentables pour autant. Car qui dit baisser les coûts au maximum dit aussi faire entrer moins d’argent. Ce qui n’est pas un problème pour l’instant car ces banques en ligne sont souvent des filiales de grands groupes.

Boursorama appartient à la Société Générale, Fortuneo est gérée par le Crédit Mutuel Arkea. Une aubaine pour ces grands groupes, puisque le virage numérique ne prend pas quand il s’agit de banques traditionnelles, elles continuent de signer 80% de leurs nouveaux clients en agence.

De moins en moins d'agences

Le problème, c’est qu’il y a de moins en moins d’agences justement. On en compte environ 36.500 aujourd’hui, c’est 2.300 agences de moins qu’en 2010. Leur nombre continue de diminuer, car ce mode de fonctionnement n’est plus adapté à notre vie quotidienne.

On y a tous été confrontés: une agence qui ferme à l’heure du déjeuner puis à 17h, et le lundi, ça ne laisse pas franchement le temps d’y aller, et on n’a pas envie d’y passer son weekend. Un quart de leurs clients ne se rend en agence qu’une seule fois par an. La Société générale va encore réduire le nombre d’établissements.

D'autres prennent le contrepied: LCL, BNP Paribas, Crédit Mutuel… Toutes veulent ouvrir leurs agences plus tard, jusqu’à 19 ou 20h, pour permettre à leurs clients de passer après leur travail.

Et elles ont raison de le faire, puisque 45% des Français veulent avoir affaire à un conseiller pour certaines opérations complexes, comme contracter un prêt ou une assurance vie par exemple d’après Deloitte… Seuls 17% le font sur internet.

Anaïs Bouitcha