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"C'est un monstre": la Russie réussit le tir d'essai de son missile Sarmat, "Satan 2"

La Russie a réussi mercredi un tir balistique intercontinental avec un missile Sarmat. Un tir "sans équivalent" selon le président Russe, Vladimir Poutine.

En plein assaut dans le Donbass, Vladimir Poutine s'est félicité d'une première mercredi: un tir d'essai réussi d'un missile balistique intercontinental. Une arme nucléaire d'une capacité de destruction phénoménale.

Ce missile Sarmat est considéré comme "sans équivalent" par le président Russe qui estime qu'il "fera réfléchir à deux fois ceux qui essayent de menacer notre pays avec une rhétorique déchaînée et agressive". Ce missile Sarmat surnommé "Satan 2” est d'une puissance unique au monde d'après Peer De Jong, spécialiste de la diplomatie mondiale.

“C’est un monstre. À partir de la Russie, il est capable de taper n’importe quel objectif de l’autre côté de la terre. Il y a 15 sous-missiles dans le missile et chacun de ces missiles peuvent lâcher encore des sous-munitions qui partent de tous les côtés. Il a un système de brouillage qui est embarqué et très puissant. La capacité de destruction d’un missile comme ça, c’est 100 fois à 200 fois Hiroshima”, détaille-t-il.

Un essai de "routine" selon le Pentagone

Dans une vidéo, le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, a affirmé que le tir avait lieu à 15h12 depuis l'aire de lancement de Plessetsk, dans la région d'Arkhangelsk. Selon cette source, le missile a atteint ensuite comme prévu une cible sur un autre terrain militaire, celui de Koura, sur la péninsule russe du Kamtchatka, en Extrême-Orient, à plus de 5000 kilomètres de là.

"Après la fin du programme d'essais, le Sarmat entrera dans les forces stratégiques russes", a ajouté Igor Konachenkov. Les forces "stratégiques", dans leur définition large, sont notamment conçues pour intervenir en cas de guerre nucléaire.

Le Pentagone a assuré que le tir russe était un essai de "routine" et ne constituait "pas une menace" pour les Etats-Unis ni leurs alliés. Moscou a "convenablement informé" Washington de la réalisation de ce test, conformément à ses obligations relevant des traités sur le nucléaire, et il ne s'agissait donc pas d'une "surprise" pour le ministère américain de la Défense, a ajouté son porte-parole John Kirby.

La rédaction avec AFP