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Sandrine Rousseau répond à Michel Sardou sur son compagnon "déconstruit"

Le chanteur français Michel Sardou s'est ironiquement ému du sort du compagnon de Sandrine Rousseau, qualifié de "déconstruit". La députée écologiste ne s'est pas fait attendre pour lui répondre à sa manière.

Michel Sardou en a gros sur la patate. Le chanteur de 75 ans l'a fait savoir ce mercredi sur BFMTV. Alors qu’il repart en tournée pour la première fois depuis cinq ans, l'interprète des "Lacs du Connemara" en a profité pour revenir sur le stage de récupération de points qu'il a dû effectuer après plusieurs excès de vitesse. Une expérience qu'il n'a pas du tout appréciée: "Il a fallu que j’aille à l’école à 6h du matin pour écouter des conneries, racontées par deux profs de je ne sais quoi. C’est de la merde, c’est juste l’Etat qui récupère de l’argent", a lancé Michel Sardou très remonté.

Un stage bénéfique pourtant: "Maintenant je fais attention, je n’ai pas envie d’y retourner devant ces deux cons", a plaisanté le chanteur dans la foulée.

"Je ne passe pas l’aspirateur, c’est ma femme de ménage ou ma femme qui le fait"

Mais ce n’est pas le seul sujet qui irrite Michel Sardou. Interrogé à propos de Sandrine Rousseau, qui qualifiait en 2021 son compagnon d'"homme déconstruit", le chanteur s’est emporté, assurant lui ne pas s’abaisser aux tâches ménagères: "Je ne fais rien à la maison, je ne passe pas l’aspirateur, c’est ma femme de ménage ou ma femme qui le fait", a-t-il lancé.

"Il faudrait peut-être organiser un fond de solidarité pour le compagnon de Sandrine Rousseau. Sur quoi il est tombé?", a interrogé Michel Sardou, ironique.

La députée n'a pas tardé à réagir aux propos du chanteur et lui a indirectement répondu en marge de la manifestation contre la réforme des retraites. L'élue s'est affichée tout sourire devant une pancarte où l'on pouvait lire "Sardou ta gueule".

"Des restes de colonialisme, de paternalisme" dans certaines chansons de Michel Sardou?

Les deux prises de position de Michel Sardou peuvent prêter à sourire et pour certains, s’inscrire dans une ode romantique à une icône de l’enfance, aujourd'hui empreinte de "liberté". Pour d’autres, elles s'apparentent plus à l’illustration d’un naufrage de la vieillesse.

Pour les "Grandes Gueules", le débat est tranché. Ce jeudi sur RMC et RMC Story, Alain Marschal et Olivier Truchot, qui réalisaient l’interview de Michel Sardou la veille sur BFMTV, ont salué le franc-parler et la "liberté" du chanteur.

"Je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’il dit mais il est libre, c’est un vrai Français", salue Zohra Bitan. "C’est drôle, c’est percutant, ça nous parle, c’est le bon Français ronchon comme on aime", renchérit Kevin Bossuet.

"Dans certaines de ses paroles, il y a des restes de colonialisme, de paternalisme, comme ses rapports aux femmes", assure de son côté Bruno Poncet, qui semble peu goûter aux fanfaronnades de Michel Sardou, contrôlé de son propre aveu au volant de sa Porsche à 166 km/h sur une autoroute.

Mais l'œuvre de Michel Sardou, ce n'est pas que certaines chansons controversées; rappelle Olivier Truchot. "Il a écrit une chanson qui s'appelle "Le privilège", appelant à être plus tolérant, une avant-garde pour le mariage pour tous. Il a aussi chanté "J'accuse", une chanson écolo qui dénonce qu'on abîme la planète dès les années 70. Il n'est pas la caricature qu'on voudrait bien décrire", défend-il en guise de conclusion.

G.D.