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Protocole Covid à l’école: un syndicat d’enseignants veut le retour "à la règle antérieure"

Co-secrétaire générale et porte-parole du syndicat d’enseignants SNUipp-FSU, Guislaine David était l’invitée d’"Apolline Matin" ce vendredi sur RMC et RMC Story. Face à l’explosion du nombre de classes fermées à cause du Covid, elle demande un retour au protocole précédent.

Une usine à gaz, avec des tests à multiplier pour les enfants. Depuis la rentrée scolaire ce lundi, le nombre de classes fermées pour cause de Covid a explosé en France, atteignant les 9.200 ce jeudi, soit le plus haut niveau depuis avril 2021. Et face à cette circulation intense du virus dans les écoles, avec le variant Omicron, le protocole désormais en vigueur est trop lourd et complexe selon Guislaine David, co-secrétaire générale et porte-parole du syndicat d’enseignants SNUipp-FSU. C’est le message qui a été transmis à Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education, lors d’une rencontre ce jeudi.

"Il nous a fait le bilan de cette première semaine et nous a expliqué pourquoi le protocole a été envoyé aussi tardivement. Il nous a un peu expliqué l’état de la situation du côté du gouvernement. Et nous, on a lui a expliqué la situation au niveau des écoles, du terrain, le désordre qui est provoqué. On a posé beaucoup de questions, on n’a pas forcément eu les réponses", explique Guislaine David dans "Apolline Matin" ce vendredi sur RMC et RMC Story.

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"On ne fermerait pas de façon massive"

Que faudrait-il faire dès lors pour simplifier la situation dans les écoles ? "On reviendrait à la règle antérieure, répond la co-secrétaire générale et porte-parole du syndicat d’enseignants SNUipp-FSU. On demande toujours de fermer (la classe) dès qu’il y a un test positif d’élève. C’était la règle en vigueur d’avril à décembre 2021. C’est aussi ce qu’il se passe pour les enfants qui ne sont pas vaccinés, au collège et au lycée. Quand il est non-vacciné et cas contact, il est isolé sept jours. Si on protégeait ces élèves-là pendant sept jours, on diminuerait le risque de contamination au sein de l’école et de la classe. Alors, on fermerait des classes, mais pas des écoles, comme c’est le cas à certains endroits actuellement. On ne fermerait pas de façon massive. Ce serait peut-être plus simple."

Les syndicats d’enseignants ont aussi profité de cette rencontre avec Jean-Michel Blanquer pour lui faire part de leur mécontentement sur un aspect de sa communication, l’utilisation du terme "absentéisme" pour désigner les absences des profs touchés par le Covid.

"Il nous a promis de ne plus utiliser ce terme parce qu’il crispe les enseignants, explique Guislaine David. L’absentéisme, c’est quand on est absent alors qu’on devrait être présent. Là, il y a des absences d’enseignants qui sont logiques parce que ces personnes-là ont le Covid, tout simplement. Ces absences sont très complexes à gérer. Il n’y a plus d’enseignants remplaçants. Et on ne peut plus brasser les enfants dans les classes, sinon on va multiplier les cas encore plus. Donc on ne peut pas accueillir les enfants et il faut les renvoyer chez eux. Tous les jours, on gère les cas positifs d’élèves, mais aussi d’enseignants. On est dans un mode très, très dégradé, encore plus qu’en décembre."

LP