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Crash de l'A320 de Germanwings: "L'avion est pulvérisé, il n'y a vraiment plus rien"

Un Airbus A320 de la compagnie allemande low-cost Germanwings s'est écrasé mardi dans les Alpes françaises, causant la mort des 150 personnes qui se trouvaient à bord, selon les autorités françaises. RMC a rencontré Jean-Christophe, éleveur d'ovins et de bovins, l'un des premiers témoins du crash.

Un avion de ligne A 320, de la compagnie allemande low cost Germanwings, qui effectuait la liaison Barcelone-Düsseldorf, s'est écrasé dans les Alpes-de-Haute-Provence, près de Digne-les-Bains, mardi. Il y avait 144 passagers à bord et six membres d'équipage, deux pilotes et quatre hôtesses ou stewards. Si on ignore pour le moment la cause de la catastrophe, Jean-Christophe, le premier habitant des villages alentours à s'être rendu sur place, raconte, sur RMC, ce mercredi, ce qu'il a vu.

Ce jeune éleveur de brebis et de vaches était en train de faire paître ses bêtes quand soudain en fin de matinée, depuis sa ferme, il a aperçu au loin de la fumée qui provenait de ses pâturages. Inquiet, il a donc pris son quad pour se rendre sur place et après 10 minutes de route, il raconte avoir "vu un peu de fumée, pas trop non plus". Mais le plus frappant, selon lui, c'est "que l'avion est pulvérisé. Il n'y a vraiment plus rien. Le plus gros morceau que j'ai vu faisait à peine un mètre sur un mètre. Mais pas plus gros… C'est vraiment affreux…"

"Ça choque quand même"

Dans Bourdin Direct, Jean-Christophe explique "que l'avion a tapé dans la roche. Le schiste, c'est plus dur que la pierre encore. Du coup, il n'y a vraiment plus rien, comme s'il tapait droit dans un mur parce que la falaise est assez droite, pentue… Et il a tapé dedans plein fouet. Ce qui explique sûrement que les bouts sont aussi petits". Il ajoute aussi qu'en arrivant sur place, ce qui l'a énormément marqué "c'est l'odeur". "Mais vous expliquez ce que c'est… Mais elle me reste à la gorge encore maintenant… Ça choque quand même".

Avec émotion, la voix remplit de sanglots, Jean-Christophe souligne qu'il "va y retourner. De toute façon, au printemps et à l'automne, je serai obligé car c'est le parcours pour mes bêtes". Mais pour ce jeune éleveur ce sera une véritable épreuve car "dans la tête j'aurai toujours ça…"

Maxime Ricard avec Céline Martelet