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"La crainte, c'est de finir comme Camaïeu": l'enseigne "Go Sport" pourrait-elle disparaître?

Les salariés de Go Sport craignent pour leur avenir, alors que le tribunal de commerce de Grenoble rend ce lundi une décision très attendue pour l'avenir de l'enseigne.

Journée cruciale pour l'avenir de Go Sport, ce lundi. Le procureur du tribunal de commerce de Grenoble va se positionner sur la mise en redressement judiciaire de l’enseigne de fournitures de sport.

Depuis son rachat l'année dernière par Michel Ohayon, Go Sport rencontre de graves difficultés financières, qui se sont même accentuées ces derniers mois, avec un déficit de 36 millions d'euros à la fin de l'année.

Mais ce qui inquiète le plus les 2.160 salariés et les syndicats, c'est l'avenir de leur entreprise. Michel Ohayon a racheté Camaïeu pour finir par liquider l'entreprise. Et tous les salariés ont été licenciés.

"Ce qu'on veut aujourd'hui, c'est avoir la vraie position de Go Sport en termes de trésorerie"

Avec l'audience de ce lundi à Grenoble, Christophe Lavalle, délégué syndical FO, espère que les employés de l'enseigne vont avoir des réponses à leurs interrogations.

"La crainte concrète, c'est de finir comme Camaïeu, une liquidation judiciaire, tout le monde dehors, au revoir merci et Joyeux Noël... Nous ce qu'on veut aujourd'hui, c'est avoir la vraie position de Go Sport en termes de trésorerie. Sommes-nous en cessation de paiement?", interroge-t-il.

Si tel est le cas, un mandataire judiciaire pourrait reprendre temporairement la gestion de l'entreprise et éventuellement la céder à des actionnaires susceptibles de continuer l'activité. Reste à voir si cela suffira pour sauver l'entreprise. "Nous, on se bat pour sauver les emplois et la société, pas autre chose", lance Christophe Lavalle pour conclure.

La rédaction avec J.A.