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Impôts, éducation, retraites: ce qu'il faut retenir de la conférence de presse d'Emmanuel Macron

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Emmanuel Macron a livré ce jeudi devant la presse ses réponses au grand débat, pour tenter d'éteindre la crise des "gilets jaunes" et relancer son quinquennat à un mois des élections européennes.

"Le mouvement des 'gilets jaunes' a révélé un sentiment d'injustice", reconnaît Emmanuel Macron. Faut-il pour autant faire demi-tour? Non, répond-il, "la réponse n'est pas dans le remaniement mais un virage est nécessaire pour une seconde partie de quinquennat plus humaine et plus juste.

Plusieurs mesures sont confirmées: un référendum d'initiative partagé plus accessible et un renfort du droit de pétition au niveau local, plus aucune fermeture d'école et d'hôpitaux d'ici la fin du quinquennat, des citoyens tirés au sort dès cet été pour réfléchir aux grands enjeux environnementaux.

Le président veut aussi s'attaquer aux inégalités, les inégalités fiscales pour commencer. Comme attendu Emmanuel Macron annonce une baisse significative de l'impôt sur le revenu, sans plus de précision sur la façon de la financer, ainsi que l'évaluation de la suppression de l'ISF, le retour de la prime exceptionnelle cette année.

Des classes allégées

Les inégalités de naissance ensuite, avec des classes allégées à 24 élèves maximum en grande section, en CP et en CE1. Mais les retraités ne sont pas oubliés: Emmanuel Macron confirme que les pensions de moins de 2.000 euros seront réindexées sur l'inflation dès l'année prochaine, mais il ajoute que ce sera le cas pour tous les retraités à partir de 2021.

Côté environnement, Emmanuel Macron a souhaité jeudi la mise en place d'un "conseil de défense écologique" qui réunira les ministres dédiés pour faire les "choix stratégiques" imposés par "l'urgence climatique".

Outre une réforme constitutionnelle, qui doit être présentée au parlement d'ici l'été, le président de la République a appelé le gouvernement à présenter le mois prochain "une profonde réforme de l'administration", et a annoncé la création dans "chaque canton", d'ici à "la fin du quinquennat", d'un "endroit où l'on puisse trouver une solution aux problèmes", baptisé "France services".

Emmanuel Macron souhaite plus de décentralisation

Emmanuel Macron a encore dit souhaiter "un nouvel acte de décentralisation", en retenant le principe de différenciation territoriale, qui doit porter "sur la politique de la vie quotidienne" comme "le logement, le transport, la transition écologique pour garantir des décisions prises au plus près du terrain".

Souvent critiqué sur ce thème, le président a également promis d'être "intraitable" face à "l'islam politique qui veut faire sécession avec notre République".

Le chef de l'État a encore réclamé "la fin des grands corps de l'État", sans toutefois évoquer l'École nationale d'administration (ENA), dont l'existence était annoncée menacée depuis plusieurs jours.

Victor Joanin avec Paulina Benavente