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Allemagne: Munich dépassée par l'afflux de migrants

20.000 migrants sont arrivés dans la capitale bavaroise ce week-end, dont une majorité de Syriens, et 10.000 autres devaient encore y affluer lundi. Sur place, les hébergements d’urgence arrivent à saturation et les bénévoles sont épuisés. RMC s'est rendue dans la capitale bavaroise.

Les migrants arrivent en masse et Munich commence à saturer. Alors que l'Allemagne connaît actuellement un afflux record de migrants, cette ville du sud du pays en a vu débarquer quelque 20.000 ce week-end en provenance d'Autriche, dont une majorité de Syriens. Lundi, plus de 10.000 migrants y étaient encore attendus. Oui mais voilà, sur place, les hébergements d’urgence sont débordés et les bénévoles qui se pressent pour les accueillir sont épuisés.

La route de ces milliers de migrants se termine ici, dans cette gare de la capitale de la Bavière, au bout du quai numéro 11. Pour leur venir en aide, des dizaines de bénévoles se relaient nuit et jour. L’un d’eux, Moses, traducteur, a du mal à tenir debout tant la fatigue se fait sentir. "Hier c’était très dur, j’ai travaillé 18 heures d’affilée. Dans la soirée, on n’avait plus rien à manger, plus rien à boire", raconte-t-il sur RMC. "On essaie de passer du temps avec chacun des réfugiés mais on ne peut pas car ils sont trop nombreux. On a besoin de plus de volontaires."

"Tout est plein"

Sur le parking de la gare, des bus acheminent ensuite les migrants vers des écoles, des gymnases pour y passer la nuit. Mais il n’y plus beaucoup de place à écouter Nawal, une bénévole. "Tout est plein, mais on est bien organisés. On va les conduire ailleurs, peut-être à Berlin, à Hambourg, parce qu’ici il y a trop de monde", indique-t-elle.

Fawas et sa famille ont trouvé refuge dans une ancienne concession automobile. "On dort dans ce grand hangar là-bas, mais il n’y a pas beaucoup d’intimité", témoigne ce migrant. Ils y passeront deux nuits, peut-être trois.

Ensuite, il ne sait pas encore. Pour lui, "peu importe le pays, peu importe". "Tout ce que je veux c’est un avenir. Je veux juste trouver du travail et que mes enfants aillent à l’école", explique-t-il. "J’aimerais oublier ce que j’ai vu la mort les combats, et continuer à vivre, tout simplement." Après Munich, pourquoi pas Paris ou Londres. Les deux villes ont promis, à leur tour, d’accueillir des dizaines de milliers de réfugiés.

V.R. avec Juliette Droz