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Chez Bourdin le 23 septembre

Retrouvez Jean-Jacques Bourdin jusqu'à 10h dans Bourdin & Co sur RMC.

Retrouvez Jean-Jacques Bourdin jusqu'à 10h dans Bourdin & Co sur RMC. - -

Ce lundi, Jean-Jacques Bourdin recevait une rescapée de la prise d’otages de Nairobi et l’ancien ambassadeur de France au Kenya. H. Miard-Delacroix est venu parler des élections en Allemagne et de la victoire d'Angela Merkel. 8h35: Anne Hidalgo.

Invités, témoignages, débats... retrouvez ici tous les moments forts de Bourdin & Co ce jeudi sur RMC :

9h : Merci à tous d’avoir suivi le live de Bourdin & Co ce matin, n’hésitez pas à poursuivre les débats en réagissant ci-dessous ! Rendez-vous demain dès 7h !

8h35, Jean-Jacques Bourdin reçoit Anne Hidalgo, première adjointe au Maire de Paris et candidate PS à la succession de Bertrand Delanoë. Elle dévoile sur RMC et BFMTV ses projets pour la capitale.

8h25, le parti pris d'Hervé Gattegno : Troisième victoire de Merkel, triple défaite pour Hollande.

Pierre Jacquemot, ancien ambassadeur de France au Kenya

L’attaque des rebelles islamistes shebab dans un centre commercial de Nairobi, au Kenya, a fait au moins 68 morts, dont deux Français. Les islamistes, liés à al Qaïda, revendiquent l’attaque en représailles à l’intervention de l’armée kényane dans le sud de la Somalie.
Maître de conférences à Sciences-Po et chercheur à l’IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques), Pierre Jacquemot est spécialiste de l’Afrique subsaharienne et ancien Ambassadeur de France au Kenya, au Ghana et en République Démocratique du Congo.

Pourquoi l’aide d’Israël ?

8h22 - Pierre Jacquemot : « Ce n’est pas la première fois. Il y a un probablement un accord de défense avec les forces israéliennes. On ne sait pas s’ils interviennent directement ».

8h20 - Pierre Jacquemot : « On manque de supports de négociations. Il n’y a aucune marge de manœuvre, avec des gens prêts à mourir. Le centre commercial est sur plusieurs étages. Deux hélicoptères ont envoyé des petites bombes ou des grenades sur le site ».

8h16 - Pierre Jacquemot : « La classe moyenne kényane était tout autant ciblée par les terroristes que les étrangers. On parle régulièrement du Kenya à l’occasion des élections. Le président est accusé d’avoir fomenté ou utilisé les conflits ethniques au profit de sa communauté ».

Sur les raisons de l’attaque :

8h13 - Pierre Jacquemot : « Le Kenya intervient en Somalie depuis deux ans, il a aidé au rétablissement du pouvoir à Mogadiscio et a contribué à évincer les tribunaux islamiques. Les shebabs se sont retranchés dans la partie sud. On estime qu’ils sont environ 5000. Il y a des clivages idéologiques, mais ceux qui ont agi à Nairobi font partie des groupes les plus extrémistes ».

Les shebab prêts à tuer les otages ?

8h12 - Pierre Jacquemot : « On a affaire à un groupe d’une rare violence. Ce commando est composé de shebabs, avec probablement des ramifications dans d’autres pays, ils sont prêts à aller jusqu’au bout, la mort ne leur fait pas peur. Elle est une étape recherchée ».

7h50, les coulisses de l'économie avec Jean-Marc Daniel : Attaquer le Kénya, c'est attaquer l'Europe.

Hélène Miard-Delacroix, professeur à la Sorbonne, spécialiste de l'Allemagne

En Allemagne, les conservateurs de la CDU obtiennent la majorité au Bundestag et Angela Merkel entame un troisième mandat de chancelière. Toutefois, il semble que son parti n’obtienne pas la majorité absolue pour gouverner seul. La CDU pourrait devoir avoir à composer avec la gauche du SPD ou les Verts dans une coalition.

Une alliance avec la gauche du SPD ou les Verts ?

7h50 - Hélène Miard-Delacroix : « Le SPD n’est pas totalement hostile, mais les conditions seraient très dures. Si aucune alliance n’est trouvée, il est prévu de revoter sous un mois »

7h49 - Hélène Miard-Delacroix : « Elle est allée piocher les idées chez son adversaire. La machine à idées est venue de la gauche, elle les a adoptées mais adoucies ».

7h47 - Hélène Miard-Delacroix : « A l’intérieur de son parti, elle a éliminé tous ceux de sa génération qui pouvaient être des concurrents, en les faisant monter d’un étage pour trébucher, ou les dégouter tellement pour qu’ils aillent dans le privé. En interne, on l’appelait la tueuse ».

Sur le compagnon d’Angela Merkel, très discret.

7h46 - Hélène Miard-Delacroix : « Lui c’est lui, elle c’est elle. Il n’est pas le prince consort, il n’a aucune raison d’être mis en avant, elle a mis en distance tout ce qui pouvait pénétrer son univers ».

Angela Merkel a gagné sans son parti ?

7h44 - Hélène Miard-Delacroix : « C’est complètement vrai, mais le parti avait complètement misé sur sa personne. 70% de la population était satisfaite de Merkel, pas de son parti. C’est vraiment son triomphe à elle ».

7h25 : Les coulisses de la politique avec Véronique Jacquier : Record d’impopularité pour François Hollande

Kathy, expatriée, habitante de Nairobi

Depuis plus de 40 heures, des islamistes du mouvement shebab ont pris le contrôle d’un centre commercial de Nairobi, au Kenya, faisant au moins 68 morts. Kathy, une expatriée française, était dans le centre commercial avec ses deux filles lorsque la dizaine de preneurs d’otages est entrée dans le bâtiment, où ils sont toujours retranchés malgré les assauts répétés des forces kenyanes. Deux Français figurent parmi les victimes.

7h26 - Kathy : « On a entendu les coups de feu d’en haut, comme s’ils se rapprochaient, dans l’escalier de secours. Ça fait deux nuits que mes filles dorment avec moi. Elles ne veulent plus que je les laisse ».

7h25 - Kathy : « On a eu de la chance. On est restées peut-être une heure, cachées, en silence. Un monsieur de la sécurité est passé, il nous a dit de ne pas bouger. Par la fenêtre, on a vu des blessés sortir, des gens arrêter les voitures pour les porter à l’hôpital ».

7h23 - Kathy : « On venait de sortir du supermarché, on prenait les escaliers, il y a eu deux explosions à l’entrée principale, et des tirs de mitraille. J’ai vu la fumée, je me suis dis "ça y est, on est attaqués par des terroristes". J’ai pris mes filles, je les ai tirées à l’étage, tout le monde criait, commençait à courir. Je me suis dit : "si je reste là… Je dois sortir mes filles d’ici, on ne peut pas mourir ici." J’ai vu la porte de la sortie de secours, on s’est jetées, on a descendu les escaliers. Mais quand je suis arrivée à la sortie, il y avait des tirs dans la rue, des gens qui entraient en me disant qu’on ne pouvait pas sortir dans la rue. Ils tiraient en permanence. Les cris arrivaient jusque dans les escaliers où on s’est réfugiées. Il y avait un monsieur qui essayait de localiser sa femme avec son cellulaire, dans le supermarché. A un moment, ça a commencé à tirer d’en haut, de la cour, on était dans un piège, on s’est dit qu’on allait tous mourir ».

François Wilthien, vice-président du syndicat MG France

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, présente ce lundi la « stratégie nationale de santé » du gouvernement. Elle prévoit la généralisation du tiers payant chez tous les médecins d’ici trois ans (plus besoin d’avancer l’argent, la carte vitale et la mutuelle suffisent), la création d’une action collective pour les patients qui s’estiment lésés, et l’obligation pour les employeurs d’offrir une complémentaire santé à leurs employés dès janvier 2016.

-> Consultations gratuites : déresponsabilisation du client ?

7h18 - François Wilthien : « Il y a peut-être des patients qui seraient incités à rentrer dans le système, mais ce n’est pas ce que j’observe. 95% des gens sont mutualisés en France, donc sur le fond, ils ne déboursent rien ».

7h17 - François Wilthien : « Mutuelles et Sécurité sociale doivent se mettre autour d’une table pour que ce soit simple pour le médecin. Il faut un système organisé de manière rationnelle, que ce ne soit pas la course au ticket modérateur, au 6,9 euros ».

7h15 - François Wilthien : « Il y a des strates de la population pas couvertes par la santé, entre 2 et 8 millions. La solution la plus simple était d’organiser le tiers payant ».

7h13 - François Wilthien : « Le tiers payant existe déjà chez beaucoup de spécialistes, chez le pharmacien, sauf chez le généraliste, à la porte d’entrée du sysème. C’est sans doute pour que les étudiants se soignent mal. (rires) Comme ils n’ont pas d’énormes moyens, ils ne se soignent pas. Le tiers payant facilitera l’entrée dans le système de soin, nous en sommes ravis ».

7h12 - François Wilthien : « Ca s’appliquera chez tous les médecins, généralistes et spécialistes ».

Il est bientôt 7h, nous sommes ensemble jusqu'à 9h avec Jean-Jacques Bourdin sur RMC.fr

M. Chaillot avec Jean-Jacques Bourdin