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"En Syrie, le problème ce n'est pas seulement Daesh", déplorent les casques blancs syriens

En Syrie, les civils restent sous les bombes, malgré la déroute de Daesh. Abdulrahman Almawwas, porte-parole des casques blancs syriens, est en France pour dénoncer la répression sanglante de Bachar al-Assad.

Daesh n'existe presque plus en Syrie mais les civils sont toujours sous les bombes. La semaine dernière, aux portes de Damas, dans une zone appelée la Ghouta, 400 personnes dont une centaine d'enfants ont été tué dans des frappes du régime de Bachar al-Assad.

Mardi, Emmanuel Macron a déclaré que la France "frappera" en Syrie s'il y a "des preuves avérées que des armes chimiques proscrites sont utilisées contre les civils". Le président affirme ne pas avoir "la preuve établie" de telles pratiques aujourd'hui.

Sur place, 3.000 casques blancs bénévoles apportent une aide d'urgence aux victimes de ces frappes. Leur porte-parole, Abdulrahman Almawwas, est actuellement à Paris pour interpeller les députés sur les frappes du régime. "Vraiment, on est fatigué de se répéter. On espère qu'un jour on pourra juste jouer un match de football", espère-t-il.

"Obama n'est plus là, Bachar, oui"

Comme ses co-équipiers, depuis 7 ans, ce jeune homme de 30 ans vit au rythme de la répression sanglante de Bachar Al-Assad. Sept années de guerre et aucun changement: "Beaucoup de vos dirigeants ont dit que Bachar devait partir. Tous ne sont plus au pouvoir, mais Bachar est toujours présent. Obama l'avait dit, Obama n'est plus là, Bachar oui".

Le jeune Syrien a rencontré des députés français ce mardi. Des députés à qui il a rappelé une chose: "Daesh a été vaincu mais il y a encore des morts, des bombardements. Donc c'est la preuve que le problème ce n'est pas seulement Daesh".

Depuis 2011, 240 casques blancs ont été tués en Syrie.

Céline Martelet (avec P.B.)