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Frontière mexicaine: Trump défend son mur... ou au moins une clôture en métal

Le président des Etats-Unis a fait une allocution solennelle de neuf minutes depuis le Bureau ovale de la Maison Blanche.

Donald Trump a tenté mardi de rallier les Américains à son projet de mur à la frontière avec le Mexique, mettant en avant ce qu'il a appelé une "crise humanitaire" mais ne faisant aucune concession ou proposition nouvelle.

Lors d'une allocution solennelle de neuf minutes depuis le Bureau ovale, le président des Etats-Unis a mis en garde contre les immigrants illégaux qui font couler "le sang américain" mais a cependant renoncé à lancer une procédure d'urgence exceptionnelle qui aurait mis le feu aux poudres à Washington.

Au 18e jour d'un "shutdown" qui paralyse partiellement les administrations fédérales, il a repris les arguments qu'il assène depuis des semaines par tweets interposés, provoquant de vives réactions des démocrates qui l'accusent de jouer sur la peur de manière irresponsable et de prolonger l'impasse budgétaire.

5,7 milliards de dollars pour "une barrière en acier plutôt qu'un mur en béton"

"Ce soir je vous parle car nous assistons à une crise humanitaire et sécuritaire grandissante à la frontière sud", a-t-il lancé depuis la pièce la plus célèbre de la Maison Blanche d'où furent prononcés nombre d'allocutions restées dans l'histoire, comme celle de John F. Kennedy au plus fort de la crise des missiles soviétiques à Cuba. 

Il a une nouvelle fois réclamé 5,7 milliards de dollars pour "une barrière en acier plutôt qu'un mur en béton". Promesse emblématique de sa campagne, le mur est à ce jour resté lettre morte, les démocrates refusant de débloquant des fonds pour ce qu'ils qualifient de solution "médiévale".

Ces derniers, opposés au financement de ce mur qu'ils jugent "immoral", coûteux et inefficace, ont immédiatement dénoncé l'absence de main tendue du président, l'exhortant une nouvelle fois à "rouvrir le gouvernement".

Les négociations budgétaires sont au point mort: depuis plus de deux semaines, quelque 800.000 fonctionnaires fédéraux sont contraints soit à rester chez eux, soit à devoir attendre la fin du blocage pour être payés. Et le record du plus long "shutdown" de l'histoire pourrait bientôt tomber: 21 jours, entre fin 1995 et début 1996, sous le présidence de Bill Clinton.

Avec AFP