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Info RMC – Trois Françaises qui avaient rejoint Daesh détenues en Irak

Le drapeau de Daesh peint sur un mur, dans la ville irakienne d'al-Qaim, en novembre 2017

Le drapeau de Daesh peint sur un mur, dans la ville irakienne d'al-Qaim, en novembre 2017 - Ahmad Al-Rubaye - AFP

Info RMC - Arrêtées en Irak après la chute de Daesh, trois françaises qui avaient rejoint l'organisation terroriste risquent la peine de mort.

Selon nos informations, trois Françaises ont été arrêtées en Irak après la chute de Daesh. Les trois femmes, incarcérées à Bagdad, risquent la peine de mort. Parmi elles, Melina B. sortie, avec ses 4 enfants, des décombres de Mossoul en juillet dernier. La seconde est une jeune femme de 27 ans originaire du Nord de la France, arrêtée avec sa fille. La troisième est plus âgée. 

Elles n'ont pas été encore jugées mais elles devraient l'être sous peu. Si elles sont reconnues coupable de lien avec Daesh, elles seront condamnées à mort par pendaison. Elles auront 30 jours pour faire appel. Si cet appel est rejeté la peine est aussitôt appliquée. 

"La France s'est toujours mobilisée pour éviter le pire"

Ces dernières semaines, l'Elysée a été très clair: "Nos ressortissants incarcérés à Bagdad seront jugés sur Place car l'Irak est un état souverain, reconnu par la communauté internationale".

Pour William Bourdon, l'avocat de la mère de quatre enfants, il y a pourtant urgence à demander l'extradition de ces femmes: "La France s'est toujours mobilisée pour éviter le pire. Nous ce que nous espérons, c'est une mobilisation à la hauteur du risque, c'est à dire le risque de l'exécution d'une de nos ressortissantes, et cela, quoiqu'elle ait fait", assure-t-il.

Une trentaine de Français arrêtés par les Kurdes

Dimanche, une allemande a été condamnée à mort par la justice irakienne. D'origine marocaine, Lamia K. 50 ans, a été arrêtée avec sa fille et son bébé dans les ruines de Mossoul en juillet 2017. Une autre de ses filles aurait été tuée sur place. 

Une trentaine de Françaises et de Français ont été arrêtées en Syrie par les forces kurdes. Les femmes sont en majorité détenues avec leurs enfants dans des camps de réfugiés. Les hommes sont eux incarcérés dans des bâtiments en dur.

Céline Martelet (avec G.D.)