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Meurtre de la députée Jo Cox: "Tout le monde lui prévoyait un grand avenir politique"

Richard Corbett, vice-président des députés travaillistes au parlement européen, a réagi ce vendredi sur RMC au meurtre de Jo Cox, une députée travailliste pro-UE de 41 ans, tuée jeudi par balles et poignardée.

Jo Cox, une députée travailliste pro-UE de 41 ans, est morte des suites de ses blessures après avoir été la cible de coups de feu jeudi à Birstall (nord de l'Angleterre), plongeant le pays dans le drame à une semaine du référendum sur l'Union européenne. Alors que la campagne bat son plein à sept jours du scrutin, l'agresseur aurait crié "Britain first", soit "Priorité au Royaume-Uni". "C'est un drame absolu", a réagi ce vendredi sur RMC Richard Corbett, vice-président des députés travaillistes au parlement européen qui devait participer, mardi prochain, avec Jo Cox à une réunion sur le référendum.

"Tout le monde lui prévoyait un grand avenir politique. Elle n'était élue que depuis un an à la Chambre des communes mais elle a vraiment laissé une très bonne impression, lui rend-il hommage. C'est une femme qui depuis longue date fait campagne sur différents thèmes. Elle était déjà connue du grand public". Jo Cox était ainsi très engagée dans le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne. "La question d'un lien entre cet engagement et son assassinat est posée, souligne Richard Corbett. Les propos du témoin laissent supposer que le meurtrier est un extrémiste de droite, anti-européen ou autre chose. C'est très possible même s'il faut rester prudent."

Jo Cox était aussi très engagée sur les questions d'immigration et Richard Corbett tient à préciser que ce thème a pris une place très importante dans la campagne pour ou contre la sortie de l'Union européenne: "C'est devenu un référendum sur l'immigartion", juge-t-il dans Bourdin Direct. "Elle organisait, comme c’est la tradition dans le Yorkshire, une réunion hebdomadaire avec ses électeurs, rappelle-t-il encore. Les violences lors de ces réunions sont extrêmement rares et il faudra à tout prix éviter que ce genre de meetings ne deviennent désormais trop sécuritaires".

Maxime Ricard avec Jean-Jacques Bourdin