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Projets d'implantation: la France, deuxième pays européen le plus attractif

Avec plus de 1.000 projets d'implantations en 2018, la France est au deuxième rang des pays les plus attractifs en Europe, derrière la Grande-Bretagne mais devant l'Allemagne. Illustration à Suresnes, dans les Hauts-de-Seine, où le groupe néerlandais Philips vient de s'implanter.

La France est de plus en plus attractive pour les entreprises étrangères. C'est ce que montre le bilan du dernier rapport du cabinet d’audit EY, rendu public aujourd'hui, qui passe au crible l’image de la France auprès des investisseurs et chefs d’entreprise du monde entier. Au classement des investissements directs étrangers, la France grimpe même sur la deuxième marche du podium derrière le Royaume-Uni, mais devant l'Allemagne.

Cette attractivité se ressent surtout dans certains secteurs, notamment les créations de centres de recherche et développement qui explosent (+ 85 %) aux abords des grandes villes. À Suresnes, dans les Hauts-de-Seine, un nouveau centre d'intelligence artificielle du groupe néerlandais Philips vient de s'implanter.

Plusieurs dizaines de millions investis, une cinquantaine de chercheurs pour lancer ce centre de recherche en intelligence artificielle. D'après le président de Philips France, David Corcos, le groupe néerlandais a choisi l'hexagone pour ses nombreux atouts. 

"On a des centres de recherche aux Etats-Unis, aux Pays-Bas, en Chine et on choisit la France. Pour réussir en intelligence artificielle dans la santé aujourd’hui, il faut un écosystème. Ce sont évidemment des talents, ce sont aussi un réseau d’hôpitaux et enfin des start-ups. Aujourd’hui, il faut un réseau on ne peut plus travailler tout seul", explique-t-il. 

Un univers compétitif

Chez Philips, un étage entier est dédié à ce centre de recherche dirigé par Nicolas Villain. C'est lui qui est en charge du recrutement des ingénieurs. Preuve du dynamisme du secteur. Il reçoit beaucoup de candidatures. 

"Des dizaines de réponses pour une seule offre. C’est un monde très compétitif. On a des membres de l’équipe qui sont partis dans d’autres entreprises et on en recrute dans d’autres entreprises. C’est le prix à payer pour avoir les meilleurs", confie Nicolas Villain.

Avec 144 projets lancés en recherche et développement en 2018, la France fait mieux que les Britanniques et les Allemands réunis.

Mahauld Becker-Granier avec Guillaume Descours