RMC

"Un acte de guerre indigne": Emmanuel Macron condamne le bombardement de la maternité de Marioupol

Emmanuel Macron a condamné ce jeudi le bombardement d'un établissement abritant une maternité et un hôpital pédiatrique à Marioupol estimant que c'est "un acte de guerre indigne et amoral."

Emmanuel Macron a condamné jeudi "avec la plus grande fermeté" le bombardement russe d'une maternité et d'un hôpital pédiatrique à Marioupol, dans le sud-est de l'Ukraine. Le chef de l'État estime qu'il s'agit d'"un acte de guerre indigne et amoral".

Avant le début d'un sommet de l'UE à Versailles, près de Paris, M. Macron s'est déclaré "inquiet" et "pessimiste" sur l'évolution du conflit en Ukraine, ne voyant pas de solutions diplomatiques "dans les heures et jours qui viennent".

"Nous avons été bouleversés"

"Nous avons tous été bouleversés par ces images d'une maternité" touchée "en plein centre-ville", a-t-il déclaré.

"La France condamne avec la plus grande fermeté ce qui était un acte de guerre indigne et amoral", parce que "ce n'est pas un acte de guerre destiné à neutraliser des bases armées ou des capacités militaires (...) mais un acte de guerre dont l'objectif manifeste et de tuer des civils", selon lui.

Il a souligné que ce type de drame s'était produit "à plusieurs reprises depuis le début de cette guerre".

"La France s'est toujours battue contre l'impunité et, dans le cadre de l'ensemble des Nations unies et avec les juridictions compétentes, toutes les procédures devront être conduites pour que la clarté soit faite sur ces actes", a conclu Emmanuel Macron.

Une "mise en scène" pour le Kremlin

L'armée russe a qualifié jeudi de "mise en scène" de "nationalistes" ukrainiens la frappe de la veille ayant visé une maternité et un hôpital pédiatrique de la ville encerclée de Marioupol, dans le sud-est de l'Ukraine.

Concernant une éventuelle adhésion de l'Ukraine à l'UE, Emmanuel Macron a déclaré qu'il fallait "envoyer un signal fort à l'Ukraine et aux Ukrainiens" mais qu'il fallait être vigilant sur la possibilité d'"ouvrir une procédure d'adhésion avec un pays en guerre". Il a également souligné qu'il fallait être "très attentif à la Moldavie" qui "est très fragile".

Maxime Martinez (avec AFP)