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Islamisme radical: "Il faut être plus sévère avec les écoles hors contrat" selon le député Eric Diard

Invité d’"Apolline Matin" ce mardi sur RMC et RMC Story, le député LR des Bouches-du-Rhône Eric Diard plaide pour plus de sévérité face à l’islamisme radical, notamment avec les écoles hors contrat.

Que faire face à l’islamisme radical ? Pour Eric Diard, député LR des Bouches-du-Rhône et co-auteur de "Radicalisation au sein des services publics", il faut plus de sévérité. "Pas surpris" par le reportage de Zone Interdite diffusé dimanche soir sur M6, qui montre notamment des poupées sans visages en vente à Roubaix, il estime qu’"il y a ce type d’entrisme à certains endroits". "J’avais rencontré l’équipe de tournage. C’est un très bon reportage. Je ne dis pas que c’est comme ça dans toute la France. Il y a des endroits où il y a des problèmes de séparatisme."

L’un des problèmes se situe dans les écoles hors contrat. "C’est vrai que ce n’est pas illégal. La France protège la liberté de conscience. Mais je pense qu’il faut être plus sévère avec les écoles hors contrat. Il faudrait qu’elles soient soumises à autorisation. Actuellement, c’est un simple système déclaratif. On laisse ouvrir et ensuite, on essaye de trouver la faille, explique Eric Diard. C’est parfois difficile de prouver la radicalisation. Parfois, les autorités ferment pour des raisons d’hygiène ou de sécurité, qui ne sont qu’un prétexte."

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"Des comportements de plus en plus dénoncés" dans les entreprises

Selon le député LR des Bouches-du-Rhône, "des comportements me sont de plus en plus dénoncés" dans les entreprises, comme dans les transports. "Les entrepreneurs peuvent mettre en place des règlements intérieurs et cadrer leurs agents par rapport à la neutralité", souligne Eric Diard. En revanche, à Marseille, "le trafic de drogue et le séparatisme ne font pas toujours bon ménage" selon lui. "Les dealers ne voient pas d’un bon œil l’arrivée d’imams salafistes, assure-t-il. Un préfet de police nous avait dit que lorsqu’il y a un gros trafic, ils n’aiment pas voir ces imams salafistes."

LP