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Jean-François Copé appelle à la mobilisation

Jean-Francois Copé, à la Mutualité à Paris, dimanche soir. Le secrétaire général de l'UMP appelle à la mobilisation générale de l'électorat de Nicolas Sarkozy, au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle. /Photo prise le 22 avril 2012/REUTER

Jean-Francois Copé, à la Mutualité à Paris, dimanche soir. Le secrétaire général de l'UMP appelle à la mobilisation générale de l'électorat de Nicolas Sarkozy, au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle. /Photo prise le 22 avril 2012/REUTER - -

PARIS (Reuters) - "Le combat continue", a déclaré lundi le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, qui en a appelé à la "mobilisation...

PARIS (Reuters) - "Le combat continue", a déclaré lundi le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, qui en a appelé à la "mobilisation générale" de l'électorat de Nicolas Sarkozy, au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle.

Le président sortant est arrivé en deuxième position, à 1,5 point de son adversaire socialiste François Hollande, dont les instituts de sondages prédisent une large victoire au second tour, le 6 mai.

"Le combat continue et j'en appelle à la mobilisation générale de l'ensemble de celles et de ceux qui sont engagés pour l'avenir de notre pays", a déclaré Jean-François Copé lors d'un point de presse au siège du parti présidentiel.

La voix enrouée, le patron de l'UMP a assuré que "le message très clair" des électeurs avait été "reçu cinq sur cinq".

"Il y a eu hier l'expression d'un vote de crise", a-t-il expliqué. "Après quatre années d'une crise d'une ampleur considérable qui a touché toute l'Europe et la France, les Français ont exprimé une inquiétude, des préoccupations, des souffrances."

Il a estimé que le second tour serait un nouveau "match" et que "l'heure de vérité" était arrivée.

"Maintenant, il n'y aura plus de possibilité pour François Hollande de jouer à l'anguille, comme il le fait depuis des mois et des mois", a poursuivi Jean-François Copé. "Le masque doit tomber et c'est tout l'enjeu de ce second tour."

Le dirigeant de l'UMP a opposé le "projet cohérent" d'un Nicolas Sarkozy "au faîte de sa maturité et de son expérience" à un candidat socialiste selon lui "incapable d'assumer une position courageuse" sur les grands sujets, comme la question des déficits publics ou celle de l'immigration.

Il a lancé un double appel aux électeurs de la candidate du Front national, Marine Le Pen, arrivée en troisième position avec 18% des voix, et à ceux du candidat centriste du MoDem, François Bayrou, cinquième avec un peu plus de 9% des suffrages.

"Celles et ceux qui ont voté pour Marine Le Pen doivent savoir que si c'était par malheur François Hollande et la gauche qui devenaient en charge des destinées de notre pays, alors c'est tout l'inverse de ce qu'ils souhaitent qu'ils verraient alors mis en oeuvre", a-t-il déclaré.

A l'adresse des électeurs de François Bayrou, il a fait miroiter l'engagement du président sortant de revenir à l'équilibre budgétaire - un des thèmes de prédilection du candidat du MoDem.

"Rien n'est joué", a-t-il conclu. "Tout est ouvert, parce que l'écart entre les deux candidats est très faible et les réserves de voix sont très importantes."

Jean-François Copé devait ensuite participer à une réunion de l'équipe de campagne du président sortant au QG de ce dernier.

Emmanuel Jarry, édité par Patrick Vignal

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