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Le piratage d'objets connectés de plus en plus convoité par les délinquants du Web

Tout objet étant relié à internet de la montre connecté, à un réfrigérateur, est potentiellement piratable. Et selon les chiffres, le nombre de cyber-infractions est en forte hausse en 2019.

En 2019, la gendarmerie nationale a constaté 82.000 cyber-infractions, soit 20% de plus qu'en 2018. Escroqueries, vol de données, attaques de logiciels malveillants, des gendarmes spécialisés sont chargés d'enquêter sur ces infractions du net, au sein du Centre de lutte contre les Criminalités Numériques et ils font un constat: nos objets connectés, sont de plus en plus convoités par les délinquants du web. 

Montres, enceintes connectées, caméras, drones, et même certains frigos... des objets du quotidien apparemment inoffensifs, dont il faut se méfier explique Fabienne Lopez, cheffe du centre de lutte contre les criminalités numériques.

"Ils peuvent être utilisés par des individus malveillants pour vous observer, permettre à quelqu’un de rentrer chez vous sans-effraction", explique-t-elle. 

Pour ensuite demander une rançon, usurper une identité, harceler. Et ce dès que ces objets sont connectés à internet selon Fabienne Lopez. "L’individu malveillant pourra capter vos données personnelles et les utiliser à votre insu", indique-t-elle. 

5 millions d'euros saisis en 2019

Détournement d'objets connectés, mais aussi attaques contre des sociétés, vol de cryptomonnaie. La cybercriminalité augmente constate Fabienne Lopez.

"Il existe ce qu’on appelle un chiffre noir, parce que les gens n’ont pas tendance à déposer plainte, ce qui est la seule façon pour nous d’avoir une vision la plus exhaustive possible d’un phénomène", précise-t-elle.

En 2019, la gendarmerie nationale a saisi environ 5 millions d'euros, souvent en cryptomonnaie après une centaine d'enquêtes cyber.

Gwladys Laffitte et Maxime Brandstaetter avec Guillaume Descours