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Le premier SMS de l’histoire va être vendu au moins 100.000 euros

Une vente aux enchères va permettre ce mardi d’acquérir le premier SMS de l’histoire, pour au moins 100.000 euros.

100.000 euros: c’est l’estimation plancher de la valeur du premier SMS de l’histoire qui va être vendu aux enchères ce mardi après-midi à Neuilly-sur-Seine, près de Paris, par la maison Aguttes. 100.000 euros au minimum, car les enchères vont sans doute monter plus haut.

Ce SMS a été reçu il y a près de 30 ans, le 3 décembre 1992, par Richard Jarvis, alors directeur de Vodafone, l’opérateur téléphonique britannique. Richard Jarvis l’a reçu sur son portable d’époque, un Orbitel 901, un téléphone de voiture qui pesait 2 kg, autant dire que c’est la préhistoire ! Ce SMS dit "Merry Christmas", Joyeux Noël en anglais, un peu en avance donc mais impossible d’écrire plus que ça vu la taille de l’écran du téléphone.

Mais alors pour 100.000 euros, on a quoi ? L’heureux acheteur recevra un cadre numérique avec une animation 3D qui permet de revivre le moment où le téléphone reçoit le SMS (c’est très joli pour l’afficher dans son salon au-dessus de la cheminée), un certificat signé par le PDG actuel de Vodafone, mais aussi est surtout un NFT, un jeton non-fongible, un fichier numérique unique, qui prouve que vous êtes l’unique propriétaire d’un objet ou d’une œuvre.

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Les NFT se développent à grande vitesse

Dans le cas du SMS, ce n’est pas le cadre numérique qui vaut 100.000 euros, c’est le NFT. Le cadre numérique, vous pourriez presque le trouver à 30 euros chez Leroy-Merlin. Autre exemple, la Joconde. N’importe qui peut imprimer une copie de la Joconde en haute définition et l’encadrer dans sa chambre, mais tout le monde sait que la vraie Joconde est au Louvre. Aujourd’hui, on n’achète pas des tableaux, on achète leur certificat d’authenticité numérique.

Ces NFT sont en train de se développer à grande vitesse. Ils ont d’abord essaimé dans le monde de l’art, puis chez les marques de luxe, pour lutter contre la contrefaçon, et ce sont maintenant les marques grand public qui se lancent, comme Pringles, McDo ou encore Nike, qui vient de racheter pour plusieurs centaines de millions de dollars la start-up Artéfact, qui vend des chaussures virtuelles. Des chaussures qui peuvent donc uniquement être portées dans des mondes virtuels, comme Fortnite.

Victor Joanin