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Les expulsions de familles prioritaires DALO en forte hausse cette année

L'association DAL a installé un campement place de la République à Paris

L'association DAL a installé un campement place de la République à Paris - BERTRAND GUAY / AFP

INFO RMC - Le Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées a enregistré 120 signalements d'expulsion de familles prioritaires DALO (droit au logement opposable) depuis le début de l'année. En seulement sept mois, c'est déjà autant que pour toute l'année 2014.

L'association Droit au Logement (DAL) tente de réveiller les consciences. Ce mardi, des militants accompagnés de mal-logés (environ 80 personnes au total, ndlr) ont investi Le Meurice, un très chic palace parisien, pour plaider la cause des personnes expulsées de leur logement et dénoncer l'inaction de la ville de Paris.

"Expulsions avant les rentrées scolaires"

Il faut dire que, selon nos informations, depuis le début de l'année, le Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées a enregistré 120 signalements d'expulsion de familles prioritaires DALO (droit au logement opposable). Ainsi, en seulement sept mois, c'est déjà autant que pour toute l'année 2014.

"Cette augmentation des expulsions est liée au fait que les préfectures, de plus en plus, expulsent avant les rentrées scolaires", explique René Dutrey, secrétaire général du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées. Or, "il y a une loi, la circulaire du 26 octobre 2012, qui demande normalement aux préfets de reloger les personnes reconnues au titre du DAL avant toute mesure d'expulsion. Mais cette loi est partiellement appliquée selon les territoires", ajoute-t-il, dépité.

Demande de rendez-vous ministériel

"On a de gros problèmes dans certains départements et plus particulièrement à Paris, poursuit René Dutrey. De toute façon, c'est une responsabilité de l'Etat et ce qui est triste c'est qu'il existe aujourd'hui énormément de dispositifs mais ils ne sont pas mobilisés".

L'association DAL a demandé ce mardi un rendez-vous avec la ministre du Logement Sylvia Pinel et la maire de Paris Anne Hidalgo, afin d'obtenir "des débouchés concrets" pour ces familles, qui campent depuis le 30 juillet place de la République à Paris.

Amélie Rosique avec Maxime Ricard