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"On arrose au 9mm dans les rues": face aux violences, 70 gendarmes et 10 membres du GIGN supplémentaires arrivent en Guadeloupe

Barrages bloquants, manifestations: on vous explique la grogne des soignants et des sapeurs-pompiers en Guadeloupe

Barrages bloquants, manifestations: on vous explique la grogne des soignants et des sapeurs-pompiers en Guadeloupe - afp

Le ministre des Outre-mer a appelé à une "prise de conscience collective" au sujet des violences qui "prennent pour cibles les forces de l'ordre".

Le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu a annoncé lundi à Pointe-à-Pitre l'envoi d'un escadron de 70 gendarmes mobiles et 10 membres du GIGN supplémentaires, pour faire face à la violence durant la crise sociale en Guadeloupe.

Le ministre a appelé à une "prise de conscience collective" au sujet des violences qui "prennent pour cibles les forces de l'ordre". Il y a des "policiers blessés". "Lorsqu'on tire et qu'on arrose au 9 millimètres dans les rues", c'est "un miracle qu'un enfant de 9 ou 10 ans" ne se soit pas "retrouvé sous ces balles", a-t-il insisté. "Il y a des barrages sur lesquels des bouteilles de gaz ont été installées, il faut le dire", a également indiqué Sébastien Lecornu.

Il a critiqué les responsables syndicaux qui "ont commencé à vouloir chercher des amnisties pour celles et ceux qui ont voulu délibérément assassiner des policiers ou des gendarmes". Selon lui, ils participent à une "jonction dangereuse entre ce qu'il se passe la nuit et la journée" lors du mouvement social.

"Assez de ces caricatures!"

Le ministre y voit "une des grandes différences avec ce qu'il se passe en Martinique", où "la situation n'est en rien comparable". En Guadeloupe, "plus de 120 interpellations" ont été réalisées depuis le début de la crise, a-t-il indiqué. Et "l'autorité judiciaire a enregistré en une semaine une activité équivalente à trois ou quatre mois ordinaires".

"Il nous faut tenir, permettre aux forces de l'ordre de se régénérer" et "procéder aux déblocages", "dès demain un nouvel escadron de 70 militaires de la gendarmerie arrivera ici en Guadeloupe pour venir renforcer l'offre de sécurité", a-t-il ajouté. "10 militaires supplémentaires du GIGN se rendront demain en Guadeloupe". "Nous continuons ces renforts parce que la situation est tendue", a-t-il poursuivi. Et "je veux tordre le cou à ces caricatures disant 'à un problème social vous répondez par le RAID et le GIGN'. Stop et assez de ces caricatures!", a réclamé le ministre.

"Lorsqu'on se précipite sur un scooter, qu'on s'arrête le long d'une portière d'un véhicule de police et qu'on cherche à vider son chargeur dans la tête d'un fonctionnaire de police ou d'un militaire de la gendarmerie, ça n'a rien à voir avec un pompier ou un soignant qui n'est pas d'accord avec l'obligation vaccinale", a-t-il conclu sur ce point.