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13-Novembre: Jean-Louis Périès, l'homme qui a présidé le procès du siècle

Président de la cour d'assises spéciale chargée du dossier des attentats du 13-Novembre; Jean-Louis Peries a lu, ce mercredi, pendant plus d'une heure le verdict de ce procès du siècle. Bientôt, il sera à la retraite. Retour sur son parcours avec Nicolas Poincaré.

Mercredi soir, Jean Louis Périès a lu le verdict du procès du 13-Novembre, avec notamment la condamnation de Salah Abdeslam à la perpétuité réelle. Une lecture qui a sonné la fin de la 150ème audience de ce procès historique, le plus long de l’histoire judiciaire. Il reste une audience civile la semaine prochaine, et ce sera fini.

A 66 ans, Jean-Louis Périès va ranger ses affaires et quitter le palais de justice pour partir à la retraite. Ce procès était le dernier de sa carrière. Il y a consacré deux ans et demi, entre la préparation et les dix mois d’audience. De l’avis général, il l’a parfaitement mené. Avec beaucoup de bienveillance à l’égard des parties civiles. Les victimes qui ont salué son sens de l'écoute et qui entre elles avait surnommé le président “Loulou”.

Fermeté et expérience

Il a aussi fait preuve de maîtrise en évitant pratiquement tous les incidents d’audience. Il s’est parfois montré ferme à l'égard des accusés ou de leurs avocats. A un avocat, il a dit un jour: ”c’est comme ça et si vous n'êtes pas content changez de métier". Une autre fois, il avait remis en place un autre avocat qui venait de lui dire “oui monsieur l’instituteur”, ce qui ne lui avait pas plu.

Jean-Louis Périès avait été choisi pour son expérience. Ce fils d’un juge d’instruction, petit-fils d’un greffier au tribunal de fois, a accumulé 40 ans d'expérience. Il a commencé chez lui, à Marseille, dont il garde légèrement l’accent. Dans les années 2000, il s’est fait connaître pour avoir renvoyé devant le tribunal, contre l’avis du parquet, les proches de Jacques Chirac dans l’affaire de la mairie de Paris. Il a ensuite été un des créateurs des JIRS, les juridiction spécialisée dans la lutte contre le grand banditisme.

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Un adepte du second degré, fan de l'OM

Après des années à l’instruction, il est devenu président de cour d’assises. Il a présidé des procès tres suivis: celui du meurtre de Sofia, lycéenne brulée vive par son petit ami à Saint-Denis, ou bien le premier procès de l’attaque des policiers à Viry-Chatillon. Cinq accusés avaient été acquittés, provoquant la fureur des syndicats de policiers.

Jean-Louis Périès n’a pas beaucoup eu l’occasion de le montrer depuis dix mois, mais il parait que dans la vie, il est assez drôle, adepte du second degré. Ceux qui le connaissent le décrivent comme quelqu’un qui aime faire la fête et qui est fan de l’OM.

Nicolas Poincaré (avec MM)