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Attentat de Nice: le combat d'une mère pour la mémoire des victimes

Anne Murris a perdu sa fille de 27 ans dans l'attentat de Nice, en 2016. Depuis, elle se bat pour que les victimes ne soient pas oubliées.

Le 14 juillet 2016, un terroriste tuait 86 personnes sur la Promenade des Anglais à Nice. Parmi les victimes, Camille, 27 ans. Depuis sa mort, sa mère, Anne Murris, se bat pour la mémoire des victimes. Elle a fondé l'association Mémorial des Anges, dont elle est aussi présidente. Elle essaie depuis l'attentat de faire aboutir un projet de mémorial, un musée qui rendrait à la fois hommage et informerait les visiteurs sur l'histoire du terrorisme. Car elle souhaite lutter, à son échelle, contre le terrorisme.

"Au plus profond de moi-même, je refuse que Camille soit morte pour rien. Mon combat, c'est le combat d'une mère pour la vie, qui veut se battre pour que le moins de jeunes possibles soient enrôlés dans ces mouvements terroristes", a-t-elle expliqué à RMC.

"Je veux que les peines les plus lourdes soient infligées"

De ce procès, Anne Murris attend des peines exemplaires: "Le procès arrive et bien évidemment que je veux que les peines soient les plus lourdes prévues dans le code pénal soient infligées aux personnes qui sont dans le box. Je ne suis pas dans la vengeance, je suis dans la sanction car je pense que la sanction a une valeur dissuasive".

Trois accusés sont poursuivis pour association de malfaiteur terroriste. La qualification la plus lourde, passible de 30 ans de prison. Trois hommes dans l’entourage de Mohamed Lahouaiej Bouhlel, âgés de 27 à 57 ans. Ni complices, ni acteurs directs, la justice leur reproche de s'être associés aux recherches de location de poids lourd, ainsi qu'à des repérages sur la Promenade à bord du camion quelques jours avant l'attentat, comme en attestent des messages et selfies retrouvés dans le portable de Mohamed Lahouaiej Boulel.

P.B. avec Maxime Lévy