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Attentat déjoué: "je pense que ça peut favoriser François Fillon"

Alors que deux individus ont été arrêtés ce mardi à Marseille, soupçonnés de préparer une attaque imminente à cinq jours du premier tour de l'élection présidentielle, la sécurité autour de François Fillon, en déplacement mardi à Lille, a été renforcée.

A cinq jours du premier tour de la présidentielle, deux jeunes hommes "radicalisés", soupçonnés de vouloir perpétrer un attentat "dans les tout prochains jours", ont été arrêtés mardi à Marseille, en possession d'armes à feu et d'explosifs. Si pour le moment, il est impossible de savoir avec "précision le jour, le ou les cibles visées", le procureur de Paris, François Molins, a précisé qu'une "vidéo interceptée le 12 avril dernier" montrait "une table sur laquelle est posée un fusil mitrailleur de type UZI", "le drapeau noir de l'Etat islamique", "des dizaines de munitions disposées afin d'écrire 'la loi du talion'" et "la une d'un quotidien" le Monde datée du 16 mars 2017 "avec en couverture un candidat à l'élection présidentielle", en l'occurrence François Fillon.

Dès lors, la sécurité autour du candidat Les Républicains a été renforcée. Ainsi, le nombre de personnes en charge de la sécurité de François Fillon est passé de 10 à 12 officiers, faisant de lui le candidat le plus protégé dans cette campagne. Toutefois, en déplacement ce mardi à Lille, l'ancien Premier ministre a refusé de porter un gilet pare-balles. Un meeting sous très haute surveillance qui ne surprend pas Louise, fouillée à deux reprises: "C'est impressionnant mais je pense que c'est normal et nécessaire".

Si François Fillon n'a pas évoqué la menace qui pèse sur lui, il a, en revanche, parlé longuement du terrorisme: "Si je suis président de la République, tout Français qui aura tourné les armes contre son pays, comme le prévoit la loi, se verra privé de sa nationalité". Et pour Josiane, à quelques jours du premier tour, la menace terroriste peut avoir une influence sur le scrutin. Une influence positive pour le candidat Les Républicains estime-t-elle: "Je pense que ça peut le favoriser, en tout cas plus que la gauche". Et de s'expliquer: "Il a quand même un programme sécuritaire important donc ça ne peut que le favoriser".

M.R avec Stéphanie Collié