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"Aucune interpellation n'est intervenue": quels sont les éléments des enquêteurs sur la joggeuse retrouvée en Mayenne?

Lisa, 17 ans, "a été prise en charge sur le plan médical et a pu retrouver sa famille".

Mais que s'est-il passé dans la forêt de Bellebranche, lundi soir?

La jeune fille de 17 ans, retrouvée vivante mardi soir en Mayenne après une disparition inexpliquée alors qu'elle était partie courir, "a retrouvé sa famille" et "aucune interpellation n'est intervenue" jusqu'à présent, a fait savoir mercredi soir le parquet de Laval.

"Les investigations sur le lieu des faits touchent à leur fin, ce qui va permettre le désengagement des militaires de la gendarmerie sollicités à cet effet", a indiqué dans un communiqué la procureure de la République de Laval, Céline Maigné. 

La section de recherches d'Angers et la brigade de recherches de Château-Gontier "poursuivent un travail minutieux d'auditions, réquisitions, vérifications pour préciser le déroulement de la journée pendant laquelle la jeune fille a disparu, en se basant notamment sur ses déclarations", a-t-elle ajouté.

La jeune fille "a été prise en charge sur le plan médical et a pu retrouver sa famille", a précisé la magistrate, selon laquelle "aucune interpellation n'est intervenue". 

Une soixantaine de gendarmes restent mobilisés: ils poursuivent un travail minutieux d’auditions, de réquisitions et de vérifications, avec des "porte à porte" dans le village de Saint-Brice mais aussi dans les communes alentours, sur les routes qui mènent à Sablé-sur-Sarthe, là où elle est réapparue saine et sauve.

L'enquête marque-t-elle le pas?

Mercredi matin, sur RMC, le maire de Sablé-sur-Sarthe confiait que l'adolescente "se serait échappée du lieu où elle était retenue", assurant que l'enquête "devrait aller très vite". "Il y a déjà des éléments et les enquêteurs ont à leur disposition toutes les images de vidéosurveillance de la ville. Le déploiement va rester important pour retrouver le ou les auteurs de cet acte abject et les choses vont aller très vite", poursuit l'élu. 

Sauf que l'enquête ouverte mardi semble marquer le pas. La jeune fille a ainsi déclaré avoir échappé à "des ravisseurs" en arrivant dans le restaurant kebab où elle s'était réfugiée. 

"Il était à peu près 20h, 20h10, j'ai des clients qui étaient dehors. Ils ont fait rentrer la demoiselle, raconte le gérant de l'établissement. Il y a des clients qui m'ont dit 'c'est la jeune fille qui a disparu hier'. On lui avait donné une veste pour se réchauffer. Elle avait l'air choquée" raconte-t-il.

L'enquête cherche donc à étayer ses déclarations mais sans précipitation. Le maire de Saint-Brice, où résident la joggeuse et sa famille, confie la volonté générale de la "laisser tranquille pour qu'elle se repose et que les parents retrouvent la sérénité et que ce soit une histoire ancienne". 

Les gendarmes s'interrogent et s’attachent à vérifier la véracité de ses propos. Selon des sources proches de l'enquête, l'hypothèse de l'enlèvement est toujours explorée, tout comme celle d'une affabulation.

Dans son communiqué, la procureure ne parlait plus de "séquestration", mais de "disparition".

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Un homme avait été placé en garde à vue lundi soir après cette disparition mais il a été mis hors de cause, avait annoncé la procureure, plus tôt dans la journée. "Les investigations réalisées ont permis d'éclaircir les éléments ayant motivé cette garde à vue et d'écarter l'implication de la personne mise en cause", avait-elle indiqué. Selon plusieurs médias, cet homme avait appelé les gendarmes à plusieurs reprises pour tenter d'avoir des informations sur la disparition de la jeune fille. 

De leur côté, les gendarmes ont annoncé, mercredi en fin d'après-midi, avoir levé l'important dispositif de 200 militaires mis en place dans le secteur de la disparition de la jeune fille. "Désormais, une soixantaine de gendarmes (sont) engagés dans les investigations" et "les unités gendarmerie locales restent, dans le cadre du service, vigilantes", ont-ils précisé.

Maxime Levy et X.A avec AFP