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"C’étaient des gens formidables": une famille entière retrouvée morte à Carantec

A l'arrivée des gendarmes dans une maison de famille à Carantec (Finistère), ils ont trouvé le père pendu et les corps sans vie de la mère et des deux filles. Un drame qui s'est déroulé dans un contexte de séparation du couple.

Découverte macabre pour les gendarmes ce dimanche matin, dans la petite ville balnéaire de Carantec, dans le Finistère. Les corps de quatre membres d'une même famille, le père, la mère et deux fillettes, ont été retrouvés sans vie dans leur maison. C'est la mère de l'épouse qui a donné l'alerte aux gendarmes dimanche matin, alors qu’elle n’arrivait pas à joindre sa fille depuis samedi.

A leur arrivée dans la petite maison située dans un hameau de Carantec, tout semble en ordre. Jusqu'à ce qu'ils découvrent le corps du père, 41 ans, pendu dans la cage d'escalier. Les corps des enfants du couple, deux filles de 8 et 11 ans, sont retrouvés sans vie dans leurs lits respectifs. A l'étage, ils découvrent enfin le corps de la mère de famille, 38 ans, dans le lit conjugal. Le chien de la famille aurait aussi été retrouvé mort.

Une commune sous le choc

Selon les premières constatations des enquêteurs, ils ne présentent aucune blessure externe. D'après un communiqué du procureur de Brest dimanche soir, le drame s'inscrirait dans un contexte de séparation du couple.

Dans la commune, les riverains sont sous le choc. "C’étaient des gens formidables, gentils, rien à dire. Ils avaient acheté un autre terrain à côté et puis ils semblaient bien implantés ici. Il n’y a aucun indice qui disait que quelqu'un allait commettre un acte aussi barbare. C’est un choc. On a deux filles aussi. Qu’on puisse se pendre, qu’on puisse se séparer, mais tuer sa femme et ses deux enfants, son chien… Ça dépasse vraiment l’entendement, je ne comprends pas”,  indique un voisin.

Une enquête est ouverte pour des chefs d'homicides volontaires. Des autopsies vont maintenant être réalisées, pour déterminer les causes des décès.

Romain Poisot avec Guillaume Descours