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Il fait une quinzaine de blessés en plein centre-ville d'Angers: le conducteur d'une "voiture folle" hospitalisé en psychiatrie

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La voiture a foncé sur des piétons et percuté des voitures et des vélos, sans blesser personne gravement.

Le conducteur d'une "voiture folle" qui a fait une quinzaine de victimes mais pas de blessé grave dimanche, a été hospitalisé dans un service psychiatrique.

Dimanche vers 10h, dans le centre-ville d'Angers, la voiture a foncé sur des piétons et percuté des voitures et des vélos, sans blesser personne gravement, "par une chance inouïe", a relaté lundi le procureur de la République d'Angers Eric Bouillard.

Patrick, un témoin de l'accident, évoque un "miracle": "Je marchais sur le trottoir. Tout à coup, la voiture est arrivée vers moi. Elle allait déjà vite mais a brusquement accéléré. Elle s'est déportée vers moi, est montée sur le trottoir. J'ai fait un saut pour l'éviter".

Le conducteur est ensuite sorti de son véhicule "avec des couteaux à la main", provoquant la panique notamment parmi un groupe de joueurs du SCO volley (N3) présent à ce moment-là, a également affirmé le procureur.

La police, après avoir cerné le quartier, a interpellé le conducteur peu avant 14h. 

"Etre tué par la police"

Lors de sa garde à vue dimanche, une première évaluation psychiatrique a fait apparaître "qu'il est hors d'état de supporter une garde à vue", conduisant, dans la soirée, à son "hospitalisation sous contrainte" en psychiatrie, a précisé le procureur.

Sans donner véritablement de détails, cet homme de 25 ans, originaire de Guinée Conakry, a toutefois expliqué avoir voulu "en finir avec la vie" et "être tué par la police", selon M. Bouillard. 

"Inséré, avec un emploi, une compagne et un bébé", il était "suivi pour des troubles psychiatriques", mais ne présentait "aucun signe de radicalisation", a-t-il ajouté.

Parmi la quinzaine de victimes identifiées, certaines ont été prises pour cible par le conducteur et ont réussi à lui échapper, d'autres ont été touchées par la voiture, sans lésions importantes.

La rédaction de RMC (avec AFP)