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Jeune homme tué par balle à Besançon: le tireur présumé interpellé

Depuis novembre, le quartier sensible de Planoise à Besançon est le théâtre d'affrontements entre bandes armées sur fond de trafic de drogue.

Un homme de 23 ans suspecté d'avoir tué un jeune de 17 ans, dimanche soir dans le quartier sensible de Planoise à Besançon, a été interpellé lundi à la mi-journée, a-t-on appris de source policière. Cet habitant de Planoise, connu de la justice pour des faits de violence et des affaires de stupéfiants, a été placé en garde à vue au commissariat de Besançon, a précisé la même source à l'AFP.

D'après les premiers éléments de l'enquête, il aurait eu un différend avec la victime au pied d'une barre d'immeuble et l'aurait tué avec une arme de poing, à visage découvert. Trois autres personnes qui se trouvaient avec lui dans une voiture au moment où la victime a été abattue sont toujours en garde à vue, a-t-elle ajouté.

Le jeune homme décédé, connu de la police et de la justice, a été tué d'une balle dans le thorax vers 19H30 dimanche à Planoise, sur un lieu supposé de trafic de stupéfiants. L'enquête a été confiée à la police judiciaire, co-saisie avec la sûreté départementale de Besançon.

Affrontements armés récurrents entre bandes rivales

La vie du quartier sensible de Planoise a été rythmée entre novembre et mars par des affrontements armés entre bandes rivales, sur fond de trafic de drogue. Selon la police, il était trop tôt lundi pour établir un lien entre ces événements et la mort du jeune homme de 17 ans.

Début mars, un jeune homme de 23 ans a été tué de deux balles et son passager de 21 ans a été grièvement blessé à proximité du centre-ville de Besançon. D'après le parquet, cette fusillade était liée aux affrontements en cours dans le quartier Planoise. Une situation qui avait conduit la préfecture du Doubs à instaurer mi-mars un couvre-feu pour les mineurs de moins de 16 ans.

Quinze personnes suspectées d’être impliquées dans les règlements de comptes armés, liés au trafic de stupéfiants, avaient également été mises en examen.

La rédaction avec AFP