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JO 2024: 25.000 agents de sécurité manquent à l'appel, le gouvernement s'inquiète

Le gouvernement et le Conseil olympique chargé de l'organisation des JO de 2024 s'inquiètent du manque d'agents de sécurité. Il en manquerait 25.000, selon le ministère de l'Intérieur. Pour recruter plus vite, l'exécutif envisage de réduire de moitié la durée de la formation.

Aurons-nous suffisamment d'agents de sécurité pour les Jeux olympiques de 2024 à Paris? C'est l'une des questions qui doit être abordée ce jeudi lors d'une réunion du Conseil olympique avec le président de la République, Emmanuel Macron. Pour l'instant, il manquerait 25.000 agents de sécurité selon le ministère de l'Intérieur. Un enjeu de taille alors que l'image de la France à l'international a été fortement écornée après le fiasco de l'organisation de la finale de la Ligue des champions au Stade de France la saison dernière.

Sauf que la profession n'attire pas. Notamment parce que les salaires dépassent rarement le Smic, déplore Lahouari Boubekeur, de la CFDT. "Si on veut réussir les Jeux olympiques, il faut travailler sur les formations et les salaires qui doivent être plus importants. On réclame un meilleur salaire parce qu’on considère que ces salariés ont une compétence et des qualifications", explique le syndicaliste à RMC.

La durée de la formation réduite de moitié

Pour recruter, notamment des étudiants, le gouvernement compte réduire presque de moitié la durée de la formation. Ce qui inquiète une partie de la profession, notamment après le fiasco du Stade de France. Ralph Bonan emploie 400 agents mais il n'a pas encore répondu aux premiers appels d'offres. Trop de contraintes et d'incertitudes pour lui.

"Avoir l’envie, c’est une chose. Avoir les capacités, c’est autre chose. Pour une entreprise comme la nôtre qui vient de province, les problématiques de transport, de logement et de logistique sont compliquées. Actuellement, je ne suis pas capable de signer un contrat en disant ‘je vais loger mes gars pour 1.000 euros la semaine alors que si ça se trouve, ça sera 10.000 euros la semaine", explique-t-il.

Pour soulager les entreprises, le gouvernement envisage de financer en partie les formations.

Cyprien Pézeril (avec G.D.)