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Plan d'urgence contre les violences sexuelles: "On a besoin d'une mobilisation politique"

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Le JDD publie dimanche une tribune de 100 femmes qui réclament un plan d'urgence contre les violences sexuelles. Elles demandent au président de la République, plus de moyens financiers pour les associations qui s'occupent des victimes de violences sexuelles.

Une centaine de femmes ont lancé un appel au président Emmanuel Macron afin de le pousser à décréter un "plan d'urgence contre les violences sexuelles". Dans une tribune publiée dans le JDD du 5 novembre, ces femmes de la société civile, dénoncent l'"insupportable déni collectif" dont sont victimes les femmes, dans "une société qui les maltraite".

Elles demandent donc que plus de moyens financiers soient alloués aux associations qui s'occupent des victimes de violences sexuelles. Elles réclament également une campagne nationale de prévention et la création d'un brevet de la non-violence pour les collégiens sur le modèle du brevet de la sécurité routière et insistent sur la formation des professionnels.

"On a besoin d’éducation dès le plus jeune âge"

"On a besoin de moyens financiers", assure Caroline de Haas, militante féministe et signataire de l'appel. "La première chose qu’on demande dans ce plan d’urgence c’est de doubler les subventions des associations qui accueillent les femmes victimes de violences sexuelles", assure-t-elle, ajoutant que les appels aux associations féministes étaient de plus en plus nombreux ces dernières semaines.

"On a besoin d’une campagne de communication. On a besoin de formation. On a besoin d’éducation dès le plus jeune âge! Il faut qu’on passe de 84.000 femmes victimes de viols ou tentatives de viols par an en France à zéro", détaille Caroline de Haas.

"On a réussi à changer les comportements"

Une campagne directement inspirée des campagnes sur la sécurité routière, assure l'ancienne porte-parole d'Osez le féminisme: "On s’est inspiré de la sécurité routière. En 20 à 30 ans, on est passé de 16.000 morts par an sur les routes à moins de 4.000 décès".

"Sur la sécurité routière on a fait des lois d’abord. Ensuite, on a mis en place des moyens de l’État, de communication de formation et d’éducation dès le plus jeune âge et on a réussi à changer les comportements. Et bien sur l’éducation, il faut faire pareil", explique Caroline de Haas.
La Rédaction