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Pourquoi des violences urbaines ont-elles éclaté à Grasse ?

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Une cinquantaine de personnes cagoulées s'en sont pris aux policiers à Grasse dans les Alpes-Maritimes. Deux pylônes de vidéo-surveillance ont notamment été sciés.

Des violences ont éclaté dans le quartier des Fleurs à Grasse (Alpes-Maritimes), dans la nuit de lundi à mardi. Pendant deux heures, au moins 50 personnes, cagoulées, ont tiré des mortiers et scié au moins 2 pylônes avec des caméras de vidéo protection. La police une fois sur place a été prise à partie mais personne n'a été blessé, d'aucun côté. Aujourd'hui les autorités s'interrogent sur un tel déchaînement de violences alors que deux versions s'opposent.

Sur le réseau social Snapchat des vidéos de la soirée circulaient appelant à venger un certain "Elyess", un habitant du quartier hospitalisé avec un autre homme depuis vendredi soir après un accident de la route.

"Aucun lien de causalité"

Et selon des habitants c'est la police qui aurait causé l'accident. Une source judiciaire explique que ce soir-là un équipage de policiers aurait tenté de contrôler une voiture roulant très vite, abandonnant la poursuite en voyant le véhicule accélérer. Plus tard le véhicule est retrouvé accidenté: mais sans qu'"aucun lien de causalité" ne soit établi, selon des sources policières. Aucune trace de choc avec la voiture de la BAC n'a été constatée. Le parquet de Grasse étudie entre autre cette hypothèse comme raison de ces tirs de mortiers et de destruction de deux pylônes avec caméras de vidéosurveillance.

Aucune revendication, ni interpellation n'a eu lieu à ce stade. Une enquête sur les événements de lundi soir a été ouverte par le parquet de Grasse pour attroupement avec arme, violences sur personne dépositaires de l'Autorité Publique, et dégradation de biens d'utilité publique.

Gwladys Laffitte (avec G.D.)