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Toulouse: une amende pour l'esthéticienne Snapchat qui injectait illégalement du botox

Une esthéticienne toulousaine de 31 ans a été interpellé et jugée devant le tribunal correctionnel pour avoir injecté illégalement du botox en parallèle de son activité professionnelle.

Une activité parallèle... illégale. A Toulouse (Haute-Garonne), une esthéticienne de 31 ans, diplômée et propriétaire d’un institut de beauté, décide d’augmenter ses revenus en proposant à sa clientèle des injections de botox et d’acide hyaluronique. Des substances très à la mode pour combler les rides, notamment.

Mais pour proposer de telles prestations, l’esthéticienne toulousaine n’a aucune autorisation, ni compétence. Seuls les médecins peuvent pratiquer.

Des rendez-vous fixés sur Snapchat

C’est donc en toute illégalité qu’elle a multiplié les rendez-vous discrets. Car pas question de se livrer à des injections dans son salon de beauté. C’est sur Snapchat qu’elle prenait ses rendez-vous, regroupait les patientes sur un week-end, et louait pour l’occasion un appartement dont elle donnait l’adresse au dernier moment. Une sorte de cabinet médical clandestin, à "l’hygiène déplorable", d’après un témoin. Coût des injections payées en liquide: entre 200 et 1.500 euros.

Une peine clémente

De quoi largement arrondir ses fins de mois pendant plus d’un an… jusqu’à ce qu’une patiente l’interroge sur le contenu de la seringue et qu’elle se heurte au silence de l’esthéticienne, rapportent nos confrères de La Dépêche du Midi.

Dans la foulée, la patiente porte plainte. Une enquête est ouverte, la praticienne est placée garde à vue avant un procès en correctionnelle. Le procureur avait requis huit mois de prison ferme. Mais le tribunal lui a simplement infligé des jours-amendes, pour 4.500 euros au total.

Guillaume Biet