RMC

Accusés à tort, Raquel Garrido et Alexis Corbière demandent le licenciement d'un journaliste

Raquel Garrido et Alexis Corbière devant l'Assemblée nationale le 22 juin 2022

Raquel Garrido et Alexis Corbière devant l'Assemblée nationale le 22 juin 2022 - JULIEN DE ROSA / AFP

Les députés LFI de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière et Raquel Garrido ont demandé le licenciement du journaliste du Point ayant écrit un article les accusant d'exploiter "une femme de ménage sans titre de séjour", par la suite retiré du site. L'hebdomadaire s'est excusé.

Le site du journal Le Point a retiré, ce jeudi, un article daté de la veille accusant les députés LFI de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière et Raquel Garrido d'exploiter "depuis un an une femme de ménage sans titre de séjour et soumise à des cadences infernale" dans leur logement de Paris.

L’hebdomadaire affirmait, citant des "sources policières", que la jeune femme, contrôlée en situation irrégulière par la police "alors qu’elle promenait la petite dernière du couple" avait expliqué "travailler jour et nuit à la fois au domicile des deux parlementaires à Bagnolet mais également dans un logement parisien où leurs enfants sont pris en charge afin d’être scolarisés dans la capitale."

Cet article se basait notamment sur de prétendus échanges de SMS entre la femme de ménage, "payée au lance-pierre" et "soumise à des cadences infernales", et Raquel Garrido, publiés par le journaliste auteur de l'article, Aziz Zemouri, sur le réseau social twitter.

Un démenti ferme

Rapidement, les deux députés réélus dimanche dernier ont démenti le contenu de cet article dans un communiqué de presse, jugeant son contenu comme étant "faux", un "ramissis de mensonges" et une "nouvelle opération de calomnie" et ont annoncé charger leur avocat de porter plainte pour diffamation.

“Nous emploierions depuis un an, jour et nuit, comme femme de ménage, une dame algérienne de 36 ans ne disposant pas de papiers. C’est faux. Cette personne promènerait notre plus jeune enfant. C’est faux. Nous disposerions d’un logement à Paris. C’est faux. Nos enfants seraient scolarisés à Paris. C’est faux. Nous aurions promis des papiers à cette personne. C’est faux. Nous aurions eu des échanges par mail et par SMS avec cette personne. C’est faux”, écrivent-ils.

Le Point présente ses excuses

Après plusieurs heures de polémique, le directeur du journal Le Point Etienne Gernelle a annoncé le retrait de l'article du site de l'hebdomadaire pour "des erreurs et des manquements".

Le patron de l'hebdomadaire explique dans un tweet que "les vérifications complémentaires que nous avons menées nous ont révélé que des erreurs et des manquements à la prudence ont été commis", dans la rédaction de l'article. Il a présenté ses excuses aux deux députés.

Auprès de Libération, le journaliste Aziz Zemouri insitait être "sûr de son information". Raquel Garrido a pris "acte" du retrait et des excuses du journal Le Point et demande "le licenciement immédiat" du journaliste.

"Je n’en resterai pas là. Je ne pardonne pas qu’il s’en soit pris à nos enfants. Ma famille a trop souffert. Le tort causé est indélébile" a-t-elle tweeté.
MM