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Alexis Corbière: "Tous ceux qui ont fait des bénéfices, profitant de la crise, doivent être taxés."

Invité de la Matinale week-end de RMC, Alexis Corbière a assuré sa volonté de voir une taxe sur les superprofits liés aux crises (covid, inflation) naître et assure sa présence aux journées de mobilisations de la rentrée.

Alexis Corbière remet l'idée sur la table. Le député NUPES-LFI de Seine-Saint-Denis, invité de la Matinale Week-End de RMC, souhaite voir une taxe sur les superprofits liés aux crises être mise en place. Cette proposition avait été refusée pendant l'examen des lois sur le pouvoir d'achat, au début de l'été.

"Tous ceux qui ont fait des bénéfices supérieurs à ceux de l'année précédente, profitant de la crise, doivent être taxés", explique le député.

Lancé sur l'exemple de TotalEnergies, il explique que le groupe pétrolier "a fait en six mois des bénéfices en six mois, supérieurs à ceux faits en un an".

Prendre tous les superprofits? "Pourquoi pas !"

A quel taux doit être appliquée cette taxe si elle est mise en place. Faut-il prendre tous les profits supplémentaires? "Pourquoi pas !" répond les député qui demande "pour quelle raison des personnes qui, sous des effets spéculatifs, font des profits colossaux, ne participeraient pas à la solidarité nationale. Quand on est républicain, on est pour la solidarité nationale."

"Ce n'est pas normal qu'en période difficile, il y ait une poignée de gens qui profitent sur le dos des autres. L'impôts n'est pas spoilateur, l'impôt c'est juste. Il y a une situation exceptionnelle donc un impôt exceptionnel. Vous faîtes des surprofits, donc on va les redonner pour permettre à ce qu'il y ait de mieux de services publics, que l'hôpital s'en sorte mieux, que l'école soit de meilleure qualité, et que les Français s'en sortent", explique-t-il.

LFI aux manifestation de la rentrée de la CGT

Si les débats dans l'hémicycle seront assurément tendus sur cette question, la rentrée sociale le sera tout autant. À l'appel de la CGT, les organisations syndicales seront, les 22 et 29 septembre prochains, mobilisés pour le pouvoir d'achat. Alexis Corbière le concède, "en France, les syndicats veulent garder le contrôle de leur journée, c'est bien normal" mais les Insoumis "défileront "à côté de la CGT, car ce que disent les syndicats est juste."

Sur l'idée d'une "marche contre la vie chère" début octobre, soumise par les Insoumis au début de l'été, elle "pourrait avoir lieu". Elle est actuellement en discussion entre les différents alliés de la NUPES mais Alexis Corbière semble dire qu'elle devrait bien se dérouler: "c'est l'état d'esprit dans lequel on est", juge-t-il.

https://twitter.com/mmartinezrmc Maxime Martinez Journaliste RMC