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Elections régionales: après la claque de LREM, quelle va être la réponse d'Emmanuel Macron?

Confinement : Emmanuel Macron a-t-il raison de tenir tête aux médecins?

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La majorité présidentielle a été reléguée au second plan, et parfois éliminée: elle devra batailler dans la plupart des régions pour peser au second tour.

Et maintenant? Jamais les Français n'ont autant boudé les urnes: moins d'un tiers d'entre eux ont voté dimanche au premier tour des régionales et départementales, marqué par la solidité des présidents de région sortants et un résultat loin des espérances pour le Rassemblement national.

A la fermeture des derniers bureaux, à 20h, l'abstention atteindrait entre 66,1% et 68,6% selon les estimations des instituts de sondage, soit un record d'abstention tous scrutins confondus en France hors référendum.

Après une campagne anesthésiée par la crise sanitaire, prime a donc été donnée aux sortants à gauche et surtout à droite. Ces résultats déjouent la plupart des sondages qui prédisaient une forte poussée du RN, finalement assez contenue. La majorité présidentielle, elle, reste à un étiage bas et devra batailler dans la plupart des régions pour peser au second tour.

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La question d'un remaniement

Après avoir voté à la mi-journée au Touquet (Pas-de-Calais), le président de la République Emmanuel Macron suivait la soirée électorale avec ses conseillers à l'Elysée. Le Premier ministre Jean Castex, qui ne devrait pas parler dans la soirée, a réuni à Matignon plusieurs ministres et responsables de la majorité.

Si la claque se confirmait au second tour pour la majorité, la question d'un remaniement gouvernemental risque de se poser, alors qu'Emmanuel Macron doit exposer début juillet la feuille de route pour la fin de son quinquennat, qu'il souhaite "utile".

L'intérêt pour ce scrutin, qui aurait dû se tenir en mars, n'a jamais décollé alors que les Français semblent surtout vouloir retrouver un semblant de normalité.

Les compétences dévolues aux régions (transports, lycées, formation professionnelle...) et départements (collèges, RSA, aides sociales...) touchent pourtant au plus près à la vie quotidienne des Français.

Pour ne rien arranger, plusieurs bureaux de vote n'ont pas ouvert dans la matinée à Marseille faute d'assesseurs, une "honte" selon Jean-Luc Mélenchon (LFI) qui a réclamé "une commission d'enquête". Et de nombreux élus ont regretté les dysfonctionnements constatés dans la distribution de la propagande électorale sur tout le territoire.

La rédaction de RMC avec AFP