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"Pas soulagés, mais...": la réaction de l'avocat de François Fillon après sa condamnation en appel

Condamné en appel à un an de prison ferme lundi, François Fillon va se pourvoir en cassation, ce qui suspend les sanctions pénales. Me Antonin Levy, son avocat, réagit à cette condamnation sur RMC ce mardi.

Une nouvelle condamnation, mais plus légère qu'en première instance. L'ancien Premier ministre François Fillon s'est vu infliger lundi à Paris quatre ans de prison dont un an ferme dans l'affaire des emplois fictifs de son épouse Penelope. Une décision qu'il va contester en cassation, ce qui suspend les sanctions pénales. "On y espère une stricte application du droit", explique son avocat ce mardi sur RMC, Me Antonin Levy, qui justifie ce choix, et explique dans quel état d'esprit sont les époux.

"Ils ne sont pas soulagés, car, pour eux, ça reste un jugement qui pour eux n'est pas correct, c'est pour ça qu'ils exercent cette nouvelle voie de recours. En revanche, quand vous êtes en partie entendus, il y a une forme de reconnaissance que ce que vous dîtes depuis le début n'est pas totalement faux. Une forme de reconnaissance de la réalité du travail (...) Ce n'est pas soulagement, mais on n'a pas hurlé dans le vide depuis le début"

"Les faits se réduisent d'étape en étape"

La peine prononcée lundi a été assortie d'une amende de 375.000 euros et d'une inélligibilité de 10 ans. "Les faits se réduisent d'étape en étape par un travail acharné de la défense face à les juges qui ont toujours la tentation d'aller au délà et d'en rajouter dans la balance", tacle l'avocat ce mardi sur RMC.

Penelope Fillon a été condamnée de son côté condamnée à deux ans de prison avec sursis et 375.000 euros d'amende, son ancien suppléant Marc Joulaud à trois ans de prison avec sursis. Des peines d'inéligibilité de deux et cinq ans ont en outre été prononcées à leur encontre. "Il y a une tentative de vouloir faire un pas vers quelqu'un qui n'a pas été traité comme un justiciable classique", décrypte Antonin Lévy évoquant Pénélope Fillon.

Les trois prévenus ont aussi été condamnés à verser environ 800.000 euros à l'Assemblée nationale, partie civile. "Une somme pas encore été réclamée par l'Assemblée. Nous demanderons à la cour de cassation de suspendre ce paiement", explique-t-il.

Dans ce dossier des soupçons étaient également soulevés visant les enfants du couple Fillon, qui auraient été balayés par la cour d'Appel:

"La cour d'appel a enfin reconnu que les enfants n'ont pas eu d'emploi fictif. Pour eux c'était important, ça les avait affecté et avoir cette reconnaissance judiciaire c'était fondamental pour eux", confie Antonin Lévy.

J.A.