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Primaire du PS: la CNIL ne voit «pas de problème juridique»

La primaire du PS pour 2012 aura lieu les 6 et 16 octobre 2011.

La primaire du PS pour 2012 aura lieu les 6 et 16 octobre 2011. - -

Après une nouvelle charge de l'UMP contre l'organisation prochaine de la primaire socialiste, le président de la CNIL Alex Türk estime sur RMC que la constitution d'un fichier d'électeurs est, pour l'heure, en accord avec la loi.

La droite est une nouvelle fois partie, ce week-end, à la chasse à l'illégalité au sujet de la primaire PS d'octobre. Vendredi, le député en charge des Fédérations, Edouard Courtial, a saisi la CNIL pour lui demander d'interdire le scrutin. Et hier dimanche, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a souhaité que le Parti socialiste lui donne des garanties sur la destruction « rapide » des listes des participants. La droite craint que ce fichier, comportant les noms des Français ayant participé au scrutin, devienne « une sorte de liste des opinions politiques ».
Invité ce lundi matin sur RMC, le président de la Commission Nationale Informatique et Libertés, Alex Türk, estime que « pour l'heure » aucune illégalité n'est à signaler.

« Le grand fichier sera détruit devant huissier »

« La CNIL ne fait pas d’idéologie je vous rappelle qu’elle est composée de gens de droite comme de gauche. Nous raisonnons par rapport à la loi. Il est vrai que nous avons reçu une douzaine de plaintes, donc pas seulement de Monsieur Courtial. Ca ne veut rien dire parler de fichage politique, la question de fond est de savoir si des personnes donnent leur accord pour être dans le fichier. Il n’y a rien qui vous empêche d’accepter d’être dans un fichier politique. Nous nous contentons donc de vérifier si les personnes présentes dans le fichier ont donné leur accord. Le PS sait que tout va se jouer au moment des opérations de vote, où nous nous rendrons. Nous contrôlerons sur place pour voir si des personnes sont intégrées dans un fichier malgré elles. Par ailleurs, nous avons retenu un principe simple, c’est que ce grand fichier de fichage politique dont on parle va être soumis à une interdiction à terme, c'est-à-dire qu’il sera détruit devant huissier (...) Donc sous l’angle informatique et libertés, la CNIL ne voit pas, pour l’instant, de problème juridique ».

La Rédaction