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A Cestas (Aquitaine), le plus grand parc solaire d'Europe sort de terre

Dans le cadre de l'opération "Objectif Terre, Bougeons nous", RMC s'est rendue à Cestas (Aquitaine) afin de visiter le chantier du futur plus grand parc photovoltaïque d'Europe. A la fin de l'année, la centrale produira de quoi subvenir aux besoins en électricité d'une ville comme Bordeaux.

La région Aquitaine est la première région productrice d'énergie solaire en France. Et prochainement, elle accueillera le plus grand parc solaire d'Europe. En effet, à Cestas, à une vingtaine de kilomètres de Bordeaux, le plus grand parc photovoltaïque d’Europe est actuellement en construction. Ainsi, depuis six mois, plus de 200 ouvriers sont à pied d'œuvre pour installer un million de panneaux solaire sur un terrain gigantesque: 260 hectares qui avaient été ravagés par la tempête Klaus en 2009.

"L'équivalent de 300 terrains de foot"

A la fin de l'année, la centrale produira 350 gigawatts/heure, de quoi subvenir aux besoins en électricité de 300 000 foyers. Un chantier titanesque et unique en son genre en Europe que RMC a pu visiter. "Vous verrez, le site est très, très grand, avertit dans un premier temps Marine, chef de projet sur le site. Pour vous donner une idée, cela fait l'équivalent de 300 terrains de football". A tel point qu'une voiture est indispensable pour en faire le tour et que pour acheminer les panneaux solaires il faut utiliser un petit train.

Et pour les installer, une vingtaine d’ouvriers travaillent du matin jusqu’au soir avec une technique un peu spéciale, comme l'explique Marine: "Sur les rails d'aluminium, ils font glisser un peu de savon pour que les panneaux solaires glissent plus facilement. Cela sent la lavande, parfois le savon de Marseille… Cela marche très bien". En effet, en une journée, les ouvriers sont capables de poser 9 000 panneaux solaires.

Mise en route en octobre

Si à la manœuvre on retrouve une société française, Néoen, spécialiste des énergies renouvelables, les ouvriers, eux, sont hongrois et les panneaux sont chinois. "Il se trouve qu'il y a effectivement des ouvriers hongrois qui avaient un savoir-faire particulier. Il y a des panneaux chinois parce qu'il en fallait beaucoup dans un laps de temps très court", justifie Xavier Barbaro, le président de Neoen.

Mais il tient à rappeler qu'"aujourd'hui à Cestas, les câbles sont français, le constructeur est français, les équipements électriques aussi. Il faut donc continuer à mettre la barre plus haute". D'ici le mois d’octobre, tous les panneaux seront installés et le raccordement au réseau sera effectué. Une fois mise en route, la centrale produira l’équivalent de la consommation électrique de la population d’une ville comme Bordeaux.

Maxime Ricard avec Juliette Droz