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Campagne contre les delphinariums sur les bus niçois: "C'est regrettable d'essayer de détruire une activité qui œuvre pour protéger les espèces menacées"

Un panneau sur un bus niçois

Un panneau sur un bus niçois - Capture d'écran RMC Découverte

Les bus niçois arborent une campagne choc contre les delphinariums, accusés de maltraiter les orques et dauphins.

Une orque et un dauphin en triste état, dépassant d’une baignoire trop petite, avec au sol des médicaments et une seringue. C’est le photomontage imaginé et conçu par l’association "C’est assez", pour une campagne choc que les Niçois ont découvert jeudi sur leur bus.

Pour rallier à sa cause, l'association change sa communication et s’empare des encarts publicitaires urbains afin d'inciter les passants à boycotter les delphinariums comme le parc animalier Marineland d'Antibes. Elle lui reproche de garder les animaux dans des bassins "trop petits, sans ombres et pleins d'algues vertes".

À Nice, 71 bus circulent avec l’affiche de l’association: "C’est des conversations qu’on a déjà entre nous. Pour des personnes qui ne se poseraient pas la question, cela pourrait sensibiliser", estime Marie qui soutient la campagne.

"Une vie d'esclave et de souffrance"

Son amie Mathilde est plus méfiante: "Il ne faut pas se laisser entraîner par l’image idéalisée qu’on peut avoir de l’animal sauvage dans la nature et les grands espaces", assure-t-elle.

Pour Emmanuelle Sultani, l’une des référente de l’association "C’est Assez", les dauphins et les orques vivent "une vie d’esclave et de souffrance" comme le mentionne son panneau : "Ces animaux ont besoin de parcourir au minimum 100-150 km par jour. On est réduit à leur mettre des compléments alimentaires dans leurs rations de poissons surgelés. On les intube pour qu'ils boivent, il faut savoir ces choses sur la captivité", clame-t-elle.

"Aucune anomalie n'a été relevée par les services de l'Etat"

"C'est regrettable que cette association dépense autant d'argent pour essayer de détruire une activité légale et contrôlée qui œuvre pour protéger les espèces menacées. À ce jour, aucune anomalie n'a été relevée par les services de l'Etat", se défend Pascal Picot, le directeur du parc de Marineland. 

En plus de cette campagne d’affichage, les militants de l’association ont déjà prévu de manifester samedi prochain devant le parc. Enfin, la campagne doit s'étendre jusqu'à Nantes où les bus arboreront le message du 15 au 22 août.

Kelly Vargin (avec Guillaume Dussourt)