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Chèque-énergie: "On essaie de baisser les factures au maximum"

RMC a rencontré Valérie, bénéficiaire de cette aide, dans le Pas-de-Calais.

Les premiers chèques-énergie sont envoyés dès ce lundi. Un nouveau dispositif mis en place par le gouvernement pour payer son électricité ou son gaz naturel. Un coup de pouce, qui vient pallier la suppression des tarifs sociaux pour l’énergie. Attribué automatiquement, sous condition de ressources, ce chèque envoyé chaque année atteint des montants entre 48 à 227 euros. Il sera aussi possible de payer certaines dépenses liées à la rénovation énergétique de son logement grâce à ce chèque.

"On essaie de baisser les factures au maximum"

Pour en bénéficier, il faut que le revenu annuel soit inférieur à 7500 euros pour une personne seule ou 16.100 euros pour un couple et 2 enfants. Ces chèques-énergie sont déjà expérimentés depuis deux ans dans quatre départements: Ardèche, Aveyron, Côtes-d'Armor et Pas-de-Calais. C'est dans cette région que vit l'une des bénéficiaires, Valérie, 47 ans et sans emploi. Cette mère de famille d'Auchel perçoit 960 euros par mois d’Assedic.

"Pour le gaz et l'électricité, je donne 137 euros par mois" confie-t-elle. "Au mois d'avril 2017, j'ai eu un chèque-énergie d'environ 150 euros, qui a été déduit de ma facture. C'est beaucoup! 150 euros, c'est un plein de courses". Pour réduire au maximum sa facture d’électricité, chaque geste compte: "C'est de ne pas monter le chauffage pour rien, faire attention à ne pas avoir trop de linge à laver, On essaie de baisser les factures aux maximum".

25% des chèques ne sont pas utilisés

Ceux qui y ont droit recevront dans le prochaines jours automatiquement ce chèque par la Poste… Mais un chiffre interpelle les associations: 25% de ceux qui ont reçu cette aide ne l’ont pas utilisée. Samuel Prieur, délégué du Secours catholique dans le Pas-de-Calais, demande à l’Etat de mieux informer les quelques 4 millions de bénéficiaires: "Le premier frein au chèque-énergie aujourd'hui, c'est que pour le recevoir, il faut déclarer ses revenus. Or, beaucoup de gens en précarité, qui sont les plus vulnérables pensent qu'il n'est pas intéressant de les déclarer puisqu'ils n'en ont pas pour la plupart o qu'ils bénéficient déjà des aides sociales. Il faut de la pédagogie" plaide-t-il.

Lionel Top et X.A