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Des activistes climatiques s'attaquent à une cimenterie Lafarge près de Marseille

Une cimenterie du groupe Lafarge près de Marseille a été la cible samedi d'un groupe de plusieurs dizaines de militants, qui y ont causé d'importants dégâts.

Incinérateur endommagé, camions bennes incendiés, câbles et armoires électriques arrachées, bureaux vandalisés… La cimenterie Lafarge de La Malle, à Bouc-Bel-Air, près de Marseille, a été investie samedi par près d’une centaine d’activistes écologistes qui ont fortement dégradé les lieux. Le coût des dégâts n’a pas encore été totalement évalué par l’entreprise, mais l’usine qui emploie 200 personnes a été mise à l’arrêt pour une durée indéterminée.

Une vidéo de cette opération a été postée sur internet en dénonçant le "cimentier-pollueur". Les activistes sont entrés dans la cimenterie Lafarge par les collines environnantes. Ils ont profité du peu d’activité le week-end et d’une sécurité allégée.

Sur une vidéo, on les voit masqués et vêtus entièrement de combinaisons blanches s’attaquer au matériel de l’usine avec des haches et des masses, et aussi mettre le feu à des engins de chantier.

RMC a pu joindre l’un de ses activistes qui se revendique proche du groupe "Les Soulèvements de la Terre". Il estime avoir "désarmé" plusieurs infrastructures dont l'incinérateur du site.

"Cela s'inscrit dans une série d'actions qui a lieu depuis plus de trois ans contre l'industrie de la construction. Sur les 50 sites les plus polluants de France, 20 sont des cimenteries", note-t-il.

Il estime que les dégâts causés "ne sont rien" par rapport aux dégâts causés par l'entreprise sur la vie humaine et l'environnement.


De son côté, Lafarge dénonce cette violence et le choc causé chez les salariés même si l’action n’a fait aucun blessé. Le cimentier met également en avant ses récents investissements dans des matériaux à faible émission de carbone.

Lionel Dian (édité par J.A.)