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La marche pour le climat éclipsée par les "gilets jaunes"

Environ 25.000 personnes ont défilé samedi de Nation à République pour le climat. Une manifestation peu suivie en plein mouvement des "gilets jaunes".

Si la mobilisation des "gilets jaunes" a, une nouvelle fois, capté toute l’attention samedi, une autre manifestation avait aussi lieu dans la capitale ainsi que dans d’autres villes: une marche pour le climat. 

Malgré les craintes pour la sécurité dans le contexte des "gilets jaunes", quelque 17.000 personnes selon la police et 25.000 selon les organisateurs, ont répondu à l'appel à Paris. Comme dans d'autres villes, le parcours avait été changé pour l'éloigner des "gilets jaunes". Mais les organisateurs ont refusé de reporter la marche, comme le préconisait le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. Le cortège est donc parti de Nation pour rallier la place de la République dans une ambiance bon enfant.

Les "gilets jaunes", un symbole

Malgré la pluie, des milliers de marcheurs pour le climat ont défilé vêtus de vert, mais aussi de gilets jaunes. C'est le cas de Véronique. Sur sa pancarte fluo est écrit: "changeons le système, pas le climat". Vert et jaune même combat. "C’est pareil. C’est lutter pour l’humain avec un avenir viable, durable", explique-t-elle. 

À côté d'elle, Florian, un fervent défenseur du climat qui ne porte pas de gilet jaune mais qui se réjouit de pouvoir compter sur leur présence.

"Les questions sont vraiment liées. Meilleure écologie, moins de fiscalité… Il faudrait que les messages passent ensemble. Les 'gilets jaunes' sont un symbole et je pense que ce symbole peut porter d’autre revendication". 

Message inaudible

Tout le monde ne partage pas son avis. Avec une amie, Angèle est venue marcher pour le climat et seulement pour le climat. Sur sa pancarte, on lit "climat is the new gilets jaunes". Elle regrette quelque peu la présence qui rende le message inaudible. 

Mais la vraie déception pour beaucoup de marcheurs parisiens, c’est l’affluence. Samedi, ils étaient, selon les organisateurs, deux fois moins nombreux qu’en septembre dernier. À croire que le climat intéresse moins que le pouvoir d’achat. 

Charlotte Peyronnet (Avec G.D)