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"Passer des mots aux actes": la conférence climat COP 27 s'ouvre en Égypte ce dimanche

La COP 27 démarre ce dimanche à Charm el-Cheikh, en Egypte. Deux semaines de discussions au chevet de la planète. Mais entre engagements non tenus et urgence à agir, que faut-il attendre de ce rendez-vous?

L'urgence d'agir: après une année 2022 extrêmement chaude, la "conférence des parties" pour le climat, la COP 27, s'ouvre ce dimanche en Égypte. Pendant deux semaines, une centaine de chefs d'état vont se réunir à Charm-el-Cheikh pour tenter de répondre une fois de plus au défi climatique et environnemental, au milieu de plusieurs crises : énergie, guerre en Ukraine.

La question des financements

Principal objectif de cette COP, selon Simon Stiell, le patron de l'ONU Climat: "Passer des mots aux actes...". L'enjeu cette année sera la question des financements: en 2009, les pays riches annoncent une aide de 100 milliards de dollars par an pour aider les pays les plus pauvres à baisser leurs émissions et s'adapter au changement climatique.

Sauf que la promesse n'a jamais été tenue, avec des financements à la traine et des pays plus pauvres et donc plus exposés qui tapent déjà du poing sur la table. Beaucoup demandent des réparations pour les dommages déjà subis.

Sanctuariser les accords de Paris

Autre objectif, sanctuariser les accords de Paris, signés en 2015 pour limiter le réchauffement de la planète à 1,5°C. Mais ici aussi, les engagements sont peu respectés. Chaque pays signataire de l’Accord de Paris est tenu d’établir une feuille de route pour dire comment il compte contribuer à la baisse des émissions afin que le réchauffement climatique ne dépasse pas 1,5°C ou 2°C. C’est ce que l’on appelle les contributions déterminées au niveau national (CDN).

Aujourd’hui, ces engagements ne sont toujours pas à la hauteur de l’objectif des 1,5 °C et la fenêtre de tir se referme peu à peu. Selon l’ONU, nous mènent plutôt vers un réchauffement à 2,6 °C, à l'horizon 2100. De plus, seulement 24 pays les ont retravaillé depuis la COP 26. L’ONU ne voit "aucune piste crédible" pour tenir l’objectif des +1,5°C.

Matthieu Limongi